Comment j’évalue une tâche complexe ?

Je vous propose ici un exemple de tâche complexe et les modalités de son évaluation que j’ai choisis. C’est un choix personnel qui n’a pas forcément valeur d’exemple mais un bon démarrage pour aborder sereinement la pratique des tâches complexes avec nos élèves. Prenez le temps d’analyser l’énoncé proposé et le résoudre. Derrière chaque problème donné par un professeur se cache une intention. Essayez de deviner cette intention… en vous posant des questions comme :

  • pourquoi cet énoncé ?
  • que me rappelle ce problème ?
  • y-a-t-il un rapport avec le chapitre vu en classe actuellement ?
  • que cherche-t-il à évaluer ?
  • le style du problème me donne envie de chercher, me motive ou me rebute
  • que dois-je améliorer par rapport aux dernières appréciations laissées par le professeur ?
  • quels sont les critères d’évaluation d’une tâche complexe
  • que représente le logo en haut à droite de l’énoncé ?

Enoncé : Le puits du berger…

« Tu peux sonder la profondeur d’un puits ; la profondeur de l’esprit est insondable » (Proverbe indien)

1. Un jeune berger se trouve au bord d’un puits de forme cylindrique dont le diamètre vaut 75 cm : il aligne son regard avec le bord intérieur du puits et le fond du puits.

puits 1 berger

Le fond du puits et le rebord sont horizontaux. Le puits est vertical.

Puits 2 berger

Le berger s’aperçoit que la hauteur d’eau dans le puits est 2,6 m. Le berger a besoin de 1 mètre cube d’eau pour abreuver ses moutons. En trouvera-t-il suffisamment dans ce puits ?

On rappelle que :

  • L’aire du disque se calcule par la formule :

         π X Rayon X Rayon

  • Le volume d’un cylindre se calcule par la formule :

         Aire de la Base X Hauteur

2. Sur le mur de la fameuse salle B04, vous trouverez la figure d’un puits dessinée par des élèves. Calculer la profondeur du puits correspondant. Toute trace de recherche même si elle est incomplète, toute prise d’initiative, même si elle n’aboutit pas, sera prise en compte dans la notation.

Socle CommunC1

Socle CommunC2

Socle CommunC3

Socle CommunC4

Socle Communcours

A noter, que cette tâche complexe est la première que je donne à mes élèves de troisième cette année et que le cours traité précédemment est sur les configurations de Thalès et non sur les Grandeurs et Mesures. C’est un moyen pour moi de vérifier leur « accoutumance » à la pratique des tâches complexes et que la confusion ne règne pas entre tâche complexe et narration de recherche. C’est aussi l’occasion pour moi d’introduire et donner du sens à mon « tampon-noteur » d’une tâche complexe et des cartes mentales, voir ci-dessus, que je les ai fournies relatives au socle commun.

Grille d’évaluation

Tâche complexe : Le puits du berger…

Grille le puits du berger

Cette grille d’évaluation vous indique quelques indicateurs de réussite pour chaque compétence que je souhaite tenir compte dans mon évaluation.

Un barème peut-être proposé pour chaque compétence évaluée.

Ici, 4 points sont donnés par item des deux domaines de la compétence 3 du socle commun (Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique)  ;   » Pratiquer une démarche scientifique, résoudre des problèmes «  et éventuellement 4 points pour vérifier la maîtrise du cours sur les Grandeurs et Mesures du domaine  » Savoir utiliser des connaissances et des compétences mathématiques ».

C’est un bon moyen de mobiliser toutes les connaissances acquises durant les années antérieures et en cours d’année et ainsi vérifier les compétences acquises ou non acquises en vue d’une remédiation personnalisée si nécessaire.

De plus, je n’ai pas voulu ici privilégier une compétence par rapport à une autre pour leur « obliger » par la suite à avoir une approche réfléchie et non impulsive devant un problème. En effet, les élèves ont tendance à utiliser la calculatrice sans noter les calculs effectués ou une tendance à vouloir mettre des résultats avec les nombres donnés dans l’énoncé sans chercher une certaine distance avec ces données.

La compétence C4 a ici toute son importance. En effet, souvent l’élève se jette sur plusieurs calculs à la queue leu-leu sans chercher à justifier telle piste ou calculs effectués.

Insister sur l’utilisation systématique des paragraphes est essentiel en début d’année surtout que les élèves sont encore très sensibles à la notation.

Cette première tâche complexe aura une note chiffrée, c’est un choix personnel. Mon intention est de leur montrer que je serai assez exigeant sur la qualité de leur production à chaque fois que la classe doit travailler une tâche complexe. Sinon, on risque de la part des élèves un manque de rigueur et de soin apporté à leur production écrite.

thalèsTCphoto1

… notation et appréciations de la tâche complexe…

Mon « tampon-noteur » indique à la fois si une compétence est acquise et éventuellement la note chiffrée attribuée. Le partage de chaque compétence en trois parties nous permet de personnaliser et d’indiquer à l’élève les efforts encore à fournir même si la compétence est validée.

Au début, l’utilisation de ce « tampon-noteur » peut sembler compliquée. Après deux ou trois corrections, nous gagnons un temps non négligeable.

Néanmoins, la réalisation en amont de la grille d’évaluation est essentielle pour l’efficacité et la pertinence du barème et ce sur quoi nous voulons évaluer. Je vous livre quelques exemples de productions d’élèves…

thalèsTCphoto2

… repérage par l’élève des mots-clés…

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… l’élève n’a pas repéré les 2 questions et essaie des pistes…

thalèqsTCphoto4

… rédaction un peu trop « impulsive », bonne utilisation du théorème de Pythagore mais hors sujet…

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… un premier jet de rédaction qui mérite d’être encouragé…

Ce problème peut aussi faire l’objet d’une narration de recherche, en modifiant un peu la consigne, et l’évaluation serait alors orientée différemment. Je vous proposerai dans un prochain article les critères d’évaluations d’une narration de recherche.

J’espère que cet exemple vous donne envie de confronter nos élèves plus souvent à des problèmes du type tâche complexe et de narration de recherche dans nos pratiques et stratégies pédagogiques. J’espère aussi que les visiteurs élèves de ce blog ainsi qu’aux parents de nos élèves trouvent un intérêt, le pourquoi et l’esprit de ces pratiques pédagogiques. Nos évaluations prendront alors encore plus de sens…

Vos commentaires, vos expériences, les remarques des élèves ainsi que celles des parents sont essentielles pour améliorer, renforcer l’utilisation de ces outils. Merci beaucoup pour vos encouragements sur ce blog. N’hésitez pas à me solliciter et proposer des sujets d’articles que vous aimeriez voir sur ce blog.

Nou artrouv.

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Le professeur principal

Depuis sa création en 1960, la fonction du professeur principal n’a cessé d’évoluer pour répondre aux exigences de la société, de l’institution, des parents d’élèves et du métier d’enseignant. Cette fonction demande des compétences multiples allant de la communication, de l’organisation… de coaching… jusqu’à l’évaluation. Le professeur principal a un rôle de médiateur, d’écoute, d’animateur, d’organisateur avec des partenaires (élèves, parents, professeurs, assistante sociale, infirmier, documentaliste, conseiller psychologue et d’orientation, principal…) dont les attentes et les motivations sont différentes. Plusieurs textes décrivent et précisent les différentes fonctions de ce personnage clé de l’équipe éducative. Voici une carte mentale non exhaustive de ce que l’on attend du professeur principal… Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

professeur principal

Pour illustrer cet article, je vous propose une activité d’animation de la « vie de classe » avec nos élèves…

Jusqu’où un professeur peut-il accepter les échanges en classe ?

Beaucoup de professeurs se plaignent de bavardages, d’une certaine agitation, de « chahut » en classe… de plus en plus fréquente et en augmentation chaque année… qui empêchent un travail serein de certains élèves et parfois de toute une classe. De plus en plus, les élèves ne respectent plus les règles élémentaires pour un fonctionnement « normal » d’une classe. Un constat partagé et que nous entendons souvent dans la salle des professeurs.

Je vous livre ici un Q-Sort sur le bavardage des élèves en classe. Je me suis inspiré d’un document de Françoise Raffin publié dans Le monde de l’Education en avril 1985. Encore, une capsule trouvée dans ma vieille bertelle… Ce Q-Sort peut être réalisé avec les élèves sous l’autorité du professeur principal suite à la demande d’un ou de plusieurs professeurs d’une classe.

Q-sort : le bavardage en classe, c’est…

Apprendre nécessite de l’attention. Le bruit peut devenir insupportable pour certains élèves et être un obstacle dans leur désir d’apprendre et de s’épanouir. Relisez l’article sur les profils d’apprentissage.

Le but de ce questionnaire n’est pas de rechercher une bonne réponse mais de vous sensibiliser à une situation, vous faire prendre conscience des conséquences néfastes du bavardage en classe, mener une réflexion, identifier votre attitude face aux bavardages, trouver une solution collective à la gestion du groupe classe et ainsi vous rendre plus efficace dans vos études. Parmi les 20 phrases, je choisis :

  • Les 2 qui me correspondent le plus
  • Les 4 qui me correspondent peu
  • Les 8 pour lesquelles je n’ai pas d’opinion
  • Les 4 qui ne me correspondent pas trop
  • Les 2 qui ne me correspondent pas du tout

Et inscrivez dans chaque case du tableau ci-dessous le numéro de la phrase choisie.

  1. vous êtes parmi les chahuteurs
  2. vous êtes ennuyé car vous ne pouvez plus travailler sereinement
  3. vous intervenez auprès de vos camarades pour faire cesser les bavardages
  4. vous pensez que ce n’est pas un problème pour vous
  5. vous essayez de trouver une solution pour sortir de cette situation
  6. vous pensez qu’il ne faut pas laisser la situation se dégrader mais vous ne savez pas comment faire
  7. vous vous dites que vous êtes là parce qu’on vous y oblige
  8. vous pensez que dans une classe, c’est au professeur de faire régner la discipline
  9. vous demandez aux délégués d’intervenir auprès du professeur concerné pour faire cesser les bavardages
  10. vous en parlez à vos parents pour les informer
  11. vous en parlez à votre professeur principal pour lui demander conseil
  12. vous regrettez qu’il n’y ait pas de sanctions assez fortes pour dissuader les perturbateurs
  13. vous contactez quelques camarades et vous essayez d’agir ensemble pour faire évoluer la situation
  14. malgré le bruit, vous continuez à écouter sérieusement le professeur
  15. vous pensez qu’il faudrait que les autres cessent leurs bavardages
  16. vous ne faites rien et vous observez ce qui se passe
  17. les bavardages vous empêchent de travailler
  18. vous finissez par participer aux bavardages avec les autres
  19. vous pensez que bavarder en classe ne dérange personne
  20. vous travaillez plus à la maison pour rattraper le temps perdu en classe

tableau Qsort

Merci pour votre collaboration.

A vous de tester cet outil. Merci de me communiquer les résultats de votre expérience en classe. J’attends vos commentaires.

Nou artrouv.

Concevoir un cours sur Moodle…

Suite à mon  article traitant de l’utilisation de la plate-forme Moodle, j’ai reçu des commentaires me demandant comment créer une capsule e-learning.

Cet article a pour but de vous familiariser avec les termes usuels utilisés dans ce domaine particulier du numérique, la philosophie sous-jacente des Learning Management System et une première ébauche pour concevoir un cours sur la plate-forme Moodle.

e-learning

La connexion haut débit, l’accroissement du parc informatique, la prolifération des outils multimédia ont permis le développement d’applications pédagogiques avec des contenus plus interactifs et plus attractifs.
L’information est devenue matière première. Les réseaux accélèrent la circulation de l’information et les échanges de savoirs et de savoir-faire. La connaissance est devenue collective, partagée à travers les réseaux vers des communautés d’utilisateurs.
On observe également une modification profonde de la société : le développement du travail nomade, une dépendance accélérée des TIC dans notre quotidien, un besoin d’aller toujours plus vite, de gagner du temps et disposer du maximum d’informations pertinentes et actualisées pour être compétitif.
Ces nouvelles formes de comportements engendrent des nouveaux besoins, en particulier dans le domaine de l’apprentissage. La formation à distance, les TICE, le e-learning, le blended learning sont autant de termes entrés dans le vocabulaire aujourd’hui.
Dans ce monde en mouvement perpétuel, des nouvelles modalités d’apprentissage, de nouvelles tendances d’approches de formation et de nouveaux outils apparaissent sur le marché.

  1. Ces cours en ligne permettent,
    aux enseignants :
    • de préparer et mettre en ligne des séquences de cours et exercices interactifs en accès libre ou restreint, toute l’année ou sur des périodes définies par les professeurs
    • de diffuser des documents électroniques (supports de cours, annales, corrigés) qui seront accessibles par les élèves
    • de créer et animer des activités en ligne (lien web, images, sons, vidéo) en individuel ou en groupe
    • de proposer des devoirs en ligne avec gestion de la notation, des corrections et gérer les statistiques de l’évaluation
    aux élèves :
    • d’accéder à tout moment et à distance à des informations sur le cours
    • de travailler à leur rythme
    • de s’auto-évaluer (avec tirage aléatoire de questions, correction automatique des résultats, feed-back personnalisé ) et de revoir certaines notions si nécessaire
    • de perfectionner ses connaissances avec des informations supplémentaires

Pour mettre en œuvre ces nouvelles approches d’apprentissage, il a fallu créer des outils logiciels permettant de gérer les parcours de formation, d’effectuer un suivi des résultats d’apprenants, de diffuser en ligne des contenus d’apprentissage : ce sont les plates-formes de formation à distance ou Learning Management System (LMS) ou mieux encore Learning Content Management System (LCMS) offrant en plus la possibilité de gérer les contenus.

LMS

Plusieurs LMS existent sur le marché. Voici quelques sites pour avoir un aperçu des possibilités des plate-formes d’apprentissage.

http://www.projet-plume.org/files/Choix_plateforme_a2l.pdf

orthodidacte

logo moodle

Voyons un peu de plus près Moodle, la plate-forme e-learning (formation à distance) Open Source, gratuite, modifiable, stable, robuste, existant en plus de 40 langues et largement utilisée dans le milieu éducatif.

Le terme « Moodle » était à l’origine un acronyme pour

« Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment »

martin_dougiamas

Martin Douglamas… concepteur de Moodle

« Moodle » est aussi un verbe qui décrit la façon de flâner paresseusement à travers quelque chose, faire des choses quand cela vous sied le mieux, une manière agréable d’agir qui mène souvent à la réflexion et à la créativité. Ce terme s’applique donc à la façon dont Moodle a été développé, tout comme à la manière des étudiants et enseignants d’approcher l’apprentissage et l’enseignement dans un cours en ligne. Toute personne utilisant Moodle est un « moodleur ».

L’utilisation de Moodle constitue une véritable classe virtuelle où les étudiants peuvent trouver des éléments intéressants (prochaines infos, news, autres participants en ligne, forum, glossaire), retrouver les contenus de cours abordés en classe, lire des compléments, effectuer des exercices en ligne etc.

Un cours est donc un espace en ligne accessible à distance depuis un navigateur web. Seules les personnes autorisées peuvent accéder à cet espace contenant différents éléments placés, paramétrés et gérés par le ou les enseignants de ce cours. Ces éléments sont consultables et utilisables par les élèves inscrits à ce cours.

Tous les cours se prêtent à la mise en ligne : contenus techniques, pédagogiques, apprentissage de langues, gestes techniques, laboratoires, cours théoriques etc. Tous les types de ressources informatiques peuvent être publiés sur une plate-forme e-learning : textes, documents Word, Excel, Powerpoint, sons, vidéos, liens vers des sites web, URL, animations. Moodle permet le travail individuel et les échanges écrits, sonores, vidéos, entre professeurs et élèves, entre élèves, et entre professeurs.
Elle intègre le suivi et l’évaluation des élèves : suivant l’activité choisie, les élèves peuvent être évalués par les professeurs, par les autres élèves, ou par l’ordinateur. Les élèves peuvent être évalués sur des échelles de 1 jusqu’à 100 ou par validation de compétences définies par les professeurs. Les résultats et statistiques de connexion sont automatiquement stockés dans une base de données.

Visualisez les deux vidéos…

et vous aurez un aperçu des possibilités de Moodle.

Concevoir un e-learning pédagogiquement efficace nécessite une technologie fiable mais la phase de conception des contenus pédagogiques est de loin la plus importante.
Travailler sur un contenu pédagogique à distance oblige à une réflexion sur les objectifs pédagogiques et sur le découpage du module, plus que lors de la conception d’une formation présentielle classique. Une carte mentale peut nous être utile dans cette phase de mise à plat de nos pratiques habituelles.

       2. Ma séquence pédagogique Moodle…

Voici une carte mentale résumant la problématique…

Ma séquence pédagogique MOODLE...

ou, sii vous préférez un représentation linéaire…

La conception d’un module doit s’opérer par étapes. Vous pouvez partir d’un cours existant mais une réflexion et une mise à plat de votre approche pédagogique est d’abord nécessaire et conseillée.
Voici les étapes et les questions que l’on doit y répondre d’abord avant de se lancer à créer un espace cours sur une plate-forme d’apprentissage.

Etape 1 : Les objectifs pédagogiques
En premier lieu, nous devons identifier l’objectif principal qui permet,
à l’élève de :
• comprendre ce qu’on attend de lui
• se situer par rapport aux pré-requis
• se situer dans l’évaluation
• avoir une vision claire du parcours pédagogique proposé
• atteindre les compétences attendues
• Que doit savoir faire l’élève à l’issue de la séquence ?
Et, à l’enseignant de :
• déterminer la stratégie d’apprentissage en connaissance de cause
• choisir les activités pédagogiques en fonction des objectifs intermédiaires définis
• construire un contenu adéquat en intégrant des éléments multimédia adaptés
• optimiser l’efficacité de la formation et le suivi des compétences du socle commun

Puis, nous devons définir des objectifs spécifiques qui permettent d’aboutir à la fin du cours à la réalisation de l’objectif principal.
Pour rédiger ces objectifs, nous devons avoir en tête cette question :

Quelles tâches doivent savoir l’élève à l’issue du cours ?

Etape 2 : Public cible
Bien identifier son public permet d’adapter la stratégie d’apprentissage.
Se mettre à la place de l’utilisateur renforce l’efficacité du cours proposé.

Etape 3 : Activités pédagogiques
La structuration du cours va consister à choisir une approche pédagogique, puis, à l’appliquer lors de la conception d’une séquence.
1. Quelles activités proposées à mes apprenants pour que l’apprentissage soit efficace et agréable à suivre ?
Un module contient plusieurs séquences
Une séquence contient plusieurs séances
Chaque séance correspond à une ou plusieurs activités
Chaque activité propose plusieurs écrans

Voir structure séquence.xlsx en pièce jointe

structure_sequence

        3. Le déroulement de l’activité d’apprentissage doit respecter quelques règles simples et de bon sens :
• mise en situation : contexte significatif et motivant
Un défi à relever, une tâche complexe à résoudre, une narration de recherche à raconter, une étude de cas à réaliser, un document à analyser, un jeu à réaliser, un questionnement,…
• l’apprenant sait où il va, les consignes sont claires
L’apprenant doit prendre conscience des connaissances nouvelles acquises. Cette étape pouvant se faire avec un tuteur, seul ou avec le groupe.

Etape 4 : La charte graphique et la navigation
Chercher l’efficacité et la motivation des élèves en :
• interactivité tous les 3 à 5 écrans
• répétition des contenus sous des formats différents
• les écrans sont clairs, des écrans de synthèse avec les points essentiels
• découpage très clair du cours : grains (une introduction, un vrai contenu, une évaluation de connaissances, une conclusion)
• excitez sa curiosité (accès à des ressources complémentaires (web, biblio, texte sonore, passez du visuel au sonore puis à l’animation, et alternez)

Etape 5 : Evaluation
Prévoir un feed-back avec des contenus enrichissants pour l’apprenant.
Le feed-back vient juste après l’action de l’apprenant.

Surveiller les défauts de mémorisation et de compréhension

Etape 6 : Ma maquette pédagogique

1. Le cadrage/Synopsis ;
Tout ce qui est écrit doit être réalisé dans la phase de développement.
Les questions à se poser :
• Quels sont les objectifs pédagogiques ?
• Quel est le nombre de séquences ?
• Combien de séances par séquence ?
• Production du module en plusieurs langues ?
• Quel est le sujet traité par le module ?
• Quelle est la composition du module ?
• Quels outils de transposition ?
• Quels outils de Rich média ?
• Quels outils auteurs ?
• Quels outils de simulateurs de logiciel ?
• Possibilité d’imprimer ?
Les points à surveiller :
• le ton éditorial
• Le fil rouge
• chronologie de l’histoire
• le découpage en séquences, en séances, en activités
• l’ambiance graphique
• présence de voix off
• les activités proposées
• mode de navigation : imposé, guidé, libre

2. Module d’accueil : objectifs des cours, sommaire, actualités, aide en ligne, mode d’emploi.

3. Story board :
C’est un document de référence qui concrétise la phase de conception du module qui doit respecter les points suivants :
• représentation graphique et textuelle de toute l’information incluse dans chaque écran
• Description du produit final
• écrans dessinés
• navigation décrite
• interactivité détaillée
• illustrations prévues
• animations envisagées
• le contenu ou le lien vers le contenu associé
• noms des fichiers
• scénario détaillé d’animation
• numérotation du module, de la leçon, de la page informations sur les graphiques
• informations sur les fichiers audio
• informations sur les fichiers vidéo

A chaque écran :
• un repérage par rapport au plan du module
• typologie de l’écran
• minutage
• menu actif
• liste des éléments multimédia
• circuit de navigation
• type d’écran : introduction, transition, texte, QCM/évaluation/quiz, menu, évaluation

Un projet de capsule e-learning nécessite malgré tout un travail personnel important au début. L’effort du début est vite récompensé car la participation des élèves est souvent au rendez-vous. Je vous invite à une flânerie sur le site du collège en choisissant « Cours en ligne ». Vous pourrez alors prendre connaissance de quelques exemples de cours en accès libre.

A vous de jouer maintenant. Lancez-vous dans votre première maquette pédagogique Moodle. J’attends vos commentaires et je reste à votre disposition pour vous accompagner si vous le souhaitez.

Mon adresse mail :  levieuxprofesseur.com

Nou artrouv.

Enseigner… aujourd’hui, c’est quoi ?

Aujourd’hui, c’est la pré-rentrée des enseignants. Une nouvelle année scolaire… nouveaux élèves, projets innovants, nouvelles équipes pédagogiques, nouvel emploi du temps… un nouveau challenge à relever.

Mon article ce matin porte sur notre métier d’enseignant. J’ai envie de partager avec vous cette petite réflexion.

Beau métier… peu valorisé dans notre société en perte de repères… souvent critiqué par les médias, les parents, les politiques… autorité perdue… bref, un métier en mutation profonde nécessitant des compétences multiples tant pédagogiques, psychologiques, relationnelles… et bien d’autres horizons encore.

Je vous propose ici un Q-Sort (élaboré en janvier 2007 avec un groupe d’enseignants sous la responsabilité de Anne GAVARET, conseillère pédagogique, cir. 15 A, académie de Paris), que vous pouvez réalisé avec vos enfants, collègues… 

Q-SORT sur « ENSEIGNER »

Le but de ce questionnaire n’est pas de rechercher une bonne réponse mais de vous permettre d’identifier votre attitude ainsi que des autres visiteurs et m’aider à mieux connaître votre représentation mentale de ce sujet d’actualité souvent décrié. Parmi les 20 phrases, je choisis :

  • Les 2 qui me correspondent le plus
  • Les 4 qui me correspondent peu
  • Les 8 pour lesquelles je n’ai pas d’opinion
  • Les 4 qui ne me correspondent pas trop
  • Les 2 qui ne me correspondent pas du tout

Et inscrivez dans chaque case du tableau ci-dessous le numéro de la phrase choisie :

 tableau Qsort

1- ENSEIGNER, c’est imposer ses choix.

2- ENSEIGNER, c’est mettre en œuvre techniques et créativité.

3- ENSEIGNER, c’est savoir intéresser pour être écouté.

4- ENSEIGNER, c’est se remettre en question.

5- ENSEIGNER, c’est tout savoir.

6- ENSEIGNER, c’est catégoriser les élèves.

7- ENSEIGNER, c’est faire preuve d’optimisme.

8- ENSEIGNER, c’est prendre du plaisir à la tâche.

9- ENSEIGNER, c’est être en recherche permanente.

10- ENSEIGNER, c’est construire un ensemble par petites touches.

11- ENSEIGNER, c’est instaurer une ambiance détendue et respectueuse.

12- ENSEIGNER, c’est faire confiance.

13- ENSEIGNER, c’est uniformiser.

14- ENSEIGNER, c’est tracer un chemin personnalisé.

15- ENSEIGNER, c’est se construire humainement et intellectuellement.

16- ENSEIGNER, c’est avancer à l’aveugle.

17- ENSEIGNER, c’est prévoir.

18-ENSEIGNER, c’est émerveiller.

19- ENSEIGNER, c’est trouver chaque jour une idée pour accrocher.

20- ENSEIGNER, c’est se faire respecter.

A vous de faire votre propre opinion. J’attends vos commentaires.

J’essaierai, en fonction des réponses obtenues sur ce forum, d’établir un profil de la représentation de ce métier aujourd’hui.

Nou artrouv.