Comment prendre une bonne décision ?

pénalty1

En suivant cette coupe du monde 2014, à plusieurs reprises j’ai comparé la vie à un pénalty… le goal attend dans une grande cage, un joueur de l’équipe adverse s’apprête à tirer…

pénalty2

les deux joueurs sont dans un état de concentration maximal. Dans la tête du tireur, les choses s’accélèrent, la pression monte… il doit faire le vide, il pense aux dernières consignes données par son entraineur… il voit dans sa tête la trajectoire du ballon.

Le goal, lui n’a qu’un seul objectif : arrêter le ballon, de faire le choix de se jeter à droite ou à gauche ou rester sur place. Il revoit dans sa tête tous les tirs qu’il avait visualisé lors de l’entraînement avec son coach. Il a repéré le joueur en question qui va se lancer…
Un rapport de force mentale s’opère alors entre les deux hommes… pour le tireur, ne pas être celui par qui l’équipe sera éliminé et pour le gardien de but, celui par qui le pays va honorer…

pénalty5

Pendant ce temps, les autres joueurs observent, certains prient, quelques uns ne regardent même plus la scène, d’autres se préparent à prendre la suite… le stade est suspendu au sifflet de l’arbitre.

pénalty3

Le ballon suit une trajectoire que le destin a déjà écrit… le goal plonge dans la bonne direction et il sauve son équipe.

pénalty4

L’explosion de joie et la souffrance s’entremêlent dans le stade et les journalistes racontent, voire réécrivent l’histoire.
Le goal a pris la bonne décision. Son choix a été guidé par de la réflexion certes, du travail aussi mais la « chance » peut-être avait son mot à dire.

Mais, comment prendre une bonne décision ?
Cette question sera traitée en plusieurs épisodes pour vous donner le temps d’assimiler et vous aider à utiliser correctement les outils proposés.

A très bientôt.

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Le temps comme allié…

temps

Avec les erreurs, on apprend. Avec le temps on comprend.

Je démarre cet article par cette petite histoire qui m’a été racontée par un ancien élève…
« … c’est dur de démarrer une révision pour un contrôle… je ne sais pas par quoi commencer, je prends mon classeur, je feuillette mon cours… mon gsm sonne, c’est un ami… je prends l’appel, la discussion s’éternise. Je reprends… mon estomac me pousse vers le réfrigérateur. Une heure plus tard, je n’ai pas encore démarré ma narration de recherche. Je suis perdu… de plus, je dois rendre un exposé en histoire… »
Vous êtes souvent débordé, vous avez des difficultés à travailler en temps limité, vous êtes toujours dans l’urgence… bref, votre travail est superficiel voire bâcler.

Comment faire ?

Ce week-end, j’ai rencontré une femme exceptionnelle. Elle s’appelle Zoulékan. Elle anime et gère une pension pour touristes de passage au 37 rue Issop Ravate, anciennement rue de l’Est, à Saint-Denis (0262410500). Un petit détour à la Pension Zoulékan Limbada et rencontrer cette dame est vivement recommandé. Son histoire illustre parfaitement l’état d’esprit et les outils à mettre en euvre pour que le temps soit un allié et non son esclave. Je vous livre à coeur ouvert ce que j’ai ressenti et vu lorsque cette brave Dame m’a racontée sa trajectoire de vie.

Son histoire est extraordinaire… Elle a 72 ans. A la mort de son mari, il y a quelques années, elle hérite d’une petite maison en bois sous tôle et d’une petite cour à l’arrière. elle décide alors  de créer sa propre entreprise en construisant quelques chambres à l’arrière de la cour pour accueillir les gens de passage. Très vite, son accueil, sa gentillesse, sa simplicité, sa générosité débordante, son enthousiasme et sa volonté de réussir vont lui donner une image de femme chef d’entreprise… le guide du routard la recommande et le succès est au rendez-vous. Son carnet de commande ne cesse de progresser et elle accueille des visiteurs du monde entier une nuit ou deux, parfois pendant plusieurs jours… Ses clients deviennent ses amis et des ambassadeurs de son entreprise.

Cette femme organise sa journée avec une précision atomique. Elle est debout chaque jour à 5 heures. Elle nettoie elle-même sa maison, son outil de travail est soigné, la propreté y règne naturellement. Au-delà des tâches ménagères et professionnelles, sa bonne organisation lui permet de maîtriser des imprévus, des situations inattendues et prendre des décisions efficaces et cohérentes, à n’importe quel moment, tout en gardant une cohérence dans ces choix tant spirituel, privé et professionnel. Avec le temps, elle a su créer son mode d’emploi du temps à l’image d’un expert en organisation.

Tout en l’écoutant religieusement, j’ai résumé sous forme d’une carte mentale pour nous éclairer sur sa technique de gestion de temps et avec son autorisation je partage et vous livre ses secrets…

Le temps comme allié

Je développe la carte mentale ci-dessus en mode linéaire avec des des détails tirés de l’expérience de Zoulékan et des capsules trouvées dans ma bertelle…

 Je vous propose ici de faire une petite pause et prendre un rendez-vous avec cette personne la plus importante… Vous.

Mon bilan personnel…

Le temps, comme l’eau en mouvement, s’écoule inexorablement, de façon irréversible, ce qui lui donne toute sa puissance. Le temps ne modifie pas son temps. Le présent est ce « petit temps » qui dure à peine quelques secondes. Aujourd’hui, tout doit aller très vite et tous veulent aller de plus en plus vite. L’impatience brusque le temps présent et génère le stress… un sentiment de « brouillon » semble peser sur nos actions. Le passé est la trace de ce a déjà existé. C’est dans le passé que l’on construit sa personnalité à partir de ses expériences. Le temps est une entité vivante. Notre temps se superpose, se télescope avec le temps des autres, sa famille, ses proches, ses camarades, ses professeurs, ses supérieurs…

Le passé n’est pas figé… le présent le complète à chaque instant pour donner du sens au futur, à ce qui va arriver. Le surfer attend la vague du passé pour vivre un instant éternel sur la vague du présent. Le futur est dessiné dans notre imagination et prolonge notre présent par nos objectifs, nos plans d’actions. Au fur et à mesure qu’avance le temps, le réel prend le pas sur la prévision. Les possibles et l’imprévu s’entremêlent et tout devient mystérieux et fascinant. l’aventure est au bout du chemin. L’avenir se construit, chercher le futur, l’anticiper, aller à sa rencontre sont des moyens pour ne pas être surpris, balloté, bousculé par les évènements. Le passé, le présent sont des instants finis alors que le futur est à construire… Un temps pour rien, sans emploi est source d’ennui ; un temps utilisé correctement, vécu avec passion est source de plaisir, de satisfaction et renforce l’estime de soi. Tout est encore possible… Yes you can, All is possible !

1. Qui suis-je ?…

J’ai traité un article sur ce thème. Je vous le recommande… vous trouverez alors des outils pour faire une pause avec vous et mieux vous connaître.

2. Mon portrait et le temps…

Cerner sa personnalité est essentielle pour prendre conscience de ses points forts et de ses points faibles.

Par rapport au temps, vous pouvez avoir plusieurs comportements :

  • vous êtes un actif, un battant et aimant l’action
  • vous menez plusieurs choses à la fois, vous supportez mal la critique et votre action est plutôt brouillon
  • vous vous ennuyez et vous ne savez pas quoi faire
  • vous préférez peser vos décisions avant d’agir et vous n’aimez pas changer vos habitudes
  • vous rêvez souvent, vous êtes plutôt lent et vous avez une tendance à porter la faute sur les autres

3. Mon rythme d’activité

Etes-vous du matin ou êtes-vous du soir ?

Les êtres vivants vivent suivant un rythme biologique interne qui dépend de facteurs tant externes qu’internes : la lumière, l’obscurité, la chaleur, le froid, le bruit, le silence, l’entourage proche, les saisons, le sommeil, le repos, l’activité cérébrale… mais aussi, la volonté, la motivation, l’estime de soi, l’humeur du moment, l’heure du réveil…

La capacité d’attention, de compréhension, de réflexion se situent plutôt entre 9 heures à 12 heures (dissertation, exposé, problèmes de mathématiques) et de 15 heures à 22 heures (mémorisation, révisions). Entre les deux, préférez la détente, la pratique d’un sport, la mise au propre de ses notes de cours…

Allez sur le site sciav.fr/1iyPESt pour déterminer son chromotypie pour mieux organiser sa journée et de complétez le diagramme suivant pour mieux cerner votre rythme d’activité quotidien.

4. Q-sort : le temps, c’est…

Voici un Q-Sort pour réfléchir sur votre gestion du temps.

Le but de ce questionnaire n’est pas de rechercher une bonne réponse mais de vous permettre de mener une réflexion sur votre rapport au temps, d’identifier votre attitude face au temps et ainsi vous rendre plus efficace vos actions.

Parmi les 20 phrases, je choisis :

  • Les 2 qui me correspondent le plus
  • Les 4 qui me correspondent peu
  • Les 8 pour lesquelles je n’ai pas d’opinion
  • Les 4 qui ne me correspondent pas trop
  • Les 2 qui ne me correspondent pas du tout
  1. Je pense que bien m’organiser consiste surtout à bien gérer mon temps
  2. Je maîtrise le temps pour faire mon travail scolaire
  3. Je fais le point régulièrement sur la manière dont je gère mon temps et je suis parfois amener à modifier certaines habitudes
  4. J’ai mes « trucs » pour gagner du temps
  5. Il me reste assez de temps pour les loisirs
  6. Je connais mes motivations, j’ai des projets à moyen et long terme
  7. Je sais où passe mon temps
  8. Je réfléchis chaque jour, quelques minutes à l’organisation de ma journée
  9. Je dors suffisamment
  10. Je sais toujours m’occuper
  11. Je me fixe des objectifs concernant mes études et ce que je ferai plus tard
  12. Je tiens compte de mon rythme personnel dans l’organisation de mon travail
  13. Je ne me plains pas de manquer de temps
  14. Je me donne du temps pour ne rien faire ou faire ce qui me plaît
  15. L’imprévu ne me prend pas au dépourvu
  16. Je connais les matières où j’ai tendance à bâcler mon travail et celles où j’ai tendance à passer plus de temps
  17. Je distingue l’essentiel de l’accessoire
  18. Je me fixe des dates et des heures limites
  19. J’utilise efficacement, le gsm, la tablette, la télévision
  20. Je ne fais qu’une chose à la fois et je m’y tiensMa motivation, les mobiles qui me poussent à agir…

tableau Qsort

5.  Ce qui me pousse à agir…

  • Je manque toujours de temps
  • J’agis souvent dans la précipitation
  • J’agis toujours au dernier moment
  • Je suis toujours débordé
  • Je passe trop de temps sur un exercice
  • Je refuse toute aide
  • Je fais mon travail souvent à la dernière minute
  • L’urgence me stimule
  • Je travaille beaucoup et souvent jusqu’à tard dans la nuit
  • J’accepte plus d’activités que je ne peux réellement assurer
  • Je me laisse porter par les évènements
  • Je privilégie plutôt la quantité que la qualité du résultat

Par rapport à vos réponses, choisir trois règles de priorités dans la liste suivante :

  • Ne pas confondre vitesse et précipitation
  • Travaillez selon votre rythme
  • Donnez-vous des priorités
  • Planifiez votre travail
  • Acceptez vos limites
  • Savoir distinguer l’essentiel de l’accessoire
  • Donnez-vous des critères de réussite
  • Fixez-vous des objectifs réalistes en fonction de votre projet global
  • Travaillez en équipe
  • Apprenez à dire non
  • Agissez toujours en fonction de vos objectifs personnels
  • Améliorez vos méthodes de travail

6. Mon emploi du temps…

Le temps consacré au travail détermine l’organisation de la journée, de la semaine, du mois, de l’année… de toute une vie. Le temps devient son allié lorsqu’on peut l’utiliser avec liberté, avec amour, vécu et consacré à des activités que l’on aime.

Chacun doit être capable de décider de l’usage du capital-temps disposé.

Sur vingt-quatre heures, nous utilisons plus de onze heures pour nos besoins biologiques (dormir, manger, son corps). Il nous reste environ Treize heures dont sept heures pour son emploi du temps scolaire, trois heures de travail personnel, une heure de transport, distractions, vie familiale… loisirs.

Nous allons maintenant enquêter, détailler le temps disponible chaque jour pour mieux l’optimiser. Votre sincérité est essentielle dans cette phase.

Prenez un jour de la semaine… aujourd’hui par exemple, qu’avez-vous réellement fait ?

Notez les moments essentiels et les moments « pour rien ».

La loi de Pareto est un moyen de vérifier  si l’essentiel prend peu de temps , si l’accessoire en use beaucoup : 20 % du temps produit 80 % des résultats .

J’utilise la matrice d’Eishenhower pour classer les tâches à effectuer, fixer les priorités, m’adapter à des divers imprévus, apprécier les urgences, bref à donner du sens à mes choix à un instant t.

Eisenhower

Le tableau est partagé en quatre zones qui donnent des indications sur l’importance et l’urgence des tâches à accomplir :

activités importantes et urgentes à exécuter immédiatement et à effectuer soi-même :

(TIU)/ici et maintenant : activités importantes mais peu urgentes qui peuvent attendre sans conséquence sur le déroulement de l’ensemble

(TIu)/attendre ou à déléguer : activités urgentes mais peu importantes à faire soi même ou à déléguer si possible

(TiU)/à exécuter en temps utile : activités inutiles sans impact direct sur les objectifs fixés et qu’on peut abandonner

(Tiu)/laisser tomber

Comment se passe votre semaine ?

Des questions à se poser :

  • Si une tâche vous a pris un peu plus de temps que d’habitude, posez-vous la question du pourquoi ?
  • A quel moment avez-vous été le plus efficace ?
  • Faites-vous des choses inutiles ?
  • Avez-vous noté les moments perdus, les pertes de temps (attentes, rêveries, gsm, …)
  • Faites-vous passer le plaisir avant le travail ?
  • Pouvez-vous améliorer l’utilisation de votre temps ?

La suite…Il fait tard, j’arrête pour ce soir mon article sur le temps. Je dois traiter encore de deux points relatifs à mon coin de travail et mon hygiène de vie. Lisez cet article, laissez moi vos commentaires et je vous livrerai et complèterai cet article sur la gestion du temps la semaine prochaine. En attendant, je vous propose cette vidéo pour mieux comprendre cet allié hors du commun… le temps.

Pour finir, voici un petit problème qui a été proposé par un ami du mathématicien anglais Godfrey Harold Hardy en vue de le déstabiliser…

 

Enoncé :                                                  Le bourdon et les deux trains…

Deux trains partent respectivement de deux gares distantes de 160 kilomètres à la rencontre l’un de l’autre et à la vitesse de 80 kilomètres à l’heure. Un bourdon part avec le premier train à la vitesse de 100 km.h-1 et suit la voie. Lorsqu’il rejoint le deuxième train, il fait demi-tour et repart en sens inverse ; il rejoint le premier train, fait demi-tour et continue la manœuvre. Lorsque les deux trains se croisent, le bourdon tombe mort d’épuisement. Combien de kilomètres a-t-il parcouru ?

Malgré le temps qui nous sépare, pouvez-vous aider et sauver l’honneur de notre grand mathématicien Hardy ?

Consigne :

Toute trace de recherche même si elle est incomplète, toute prise d’initiative, même si elle n’aboutit pas, sera prise en compte dans la notation.

Essayez de résoudre cette tâche complexe… vous pouvez me laisser vos remarques, vos solutions. J’apporterai une attention particulière à chacune des réponses laissées dans la partie commentaire de cet article.

Prenez une feuille blanche et lancez-vous. J’attends vos commentaires.

Nou artrouv.

Q-Sort Maths…

Un Q-Sort est un outil permettant d’analyser les représentations d’une personne ou d’un groupe sur un sujet précis à partir de propositions variées et contradictoires.
Cette approche donne l’occasion à un individu d’expliciter sa représentation d’un domaine précis et lui permettre de se situer par rapport à d’autres personnes.
Cela donne aussi la possibilité de faire apparaître les tendances (oppositions et consensus) d’un groupe donné.
L’outil peur être utilisé an début, au cours ou à la fin d’une formation pour mesurer l’évolution d’un groupe.
La passation se passe de manière anonyme individuellement ou collectivement. Le dépouillement des résultats peut s’effectuer directement devant le groupe ou en son absence. Les résultats du Q-sort peuvent être présentés sous la forme d’un tableau comme ci-dessous :

résultat 1 QSort

résultat 2 QSort

résultat 3 QSort

Voici un Q-Sort que je propose chaque année à mes élèves pour obtenir une « image » de leur représentation des mathématiques à un instant t.

Q-sort : les mathématiques, ce sont…

Le but de ce questionnaire n’est pas de rechercher une bonne réponse mais de vous permettre d’identifier votre attitude ainsi que des autres camarades et m’aider à mieux vous connaître et m’adapter à votre situation.

 Parmi les 20 phrases, je choisis :

  • Les 2 qui me correspondent le plus
  • Les 4 qui me correspondent peu
  • Les 8 pour lesquelles je n’ai pas d’opinion
  • Les 4 qui ne me correspondent pas trop
  • Les 2 qui ne me correspondent pas du tout

Et inscrivez dans chaque case du tableau joint le numéro de la phrase choisie

  1. J’aime les mathématiques parce que j’ai des bons résultats
  2. Les mathématiques permettent de comprendre le monde qui nous entoure
  3. C’est une matière trop difficile
  4. Réussir en mathématiques permet d’accéder à des bonnes classes et à des bonnes voies d’études
  5. Les activités réalisées en mathématiques apprennent à réfléchir
  6. Les mathématiques ne servent à rien « dans la vraie vie »
  7. Les activités proposées ne nous motivent pas
  8. Les mathématiques s’apprennent dans les livres, internet,…
  9. Les mathématiques m’intéressent au regard du métier que j’aimerais faire
  10. En mathématiques, il y a trop de notions à apprendre
  11. Ce que j’apprends en mathématiques est passionnant
  12. J’aime apprendre les mathématiques
  13. Les mathématiques sont utiles dans la vie de tous les jours
  14. J’ai trop d’heures de mathématiques dans mon emploi du temps
  15. Je n’aime pas les mathématiques parce que c’est difficile
  16. J’aime ce que l’on fait pendant les cours de mathématiques
  17. Les mathématiques ne vous semblent pas utiles pour la suite de vos études
  18. Je saisis mieux les choses que je ne comprenais pas
  19. Les tâches complexes c’est super.
  20. En mathématiques, j’apprends à m’exprimer

tableau Qsort

Merci pour votre collaboration

Ce Q-Sorts Maths sera effectué avec mes élèves durant les premiers jours de la rentrée scolaire. Vous trouverez dans un prochain article les détails du Q-Sort… Patience.
Vous pouvez bien entendu utiliser ce Q-Sort pour réaliser un test avec vos enfants, vos collègues… J’attends vos commentaires.

Nou artrouv.

Savoir où l’on va…

L’histoire d’une goutte d’eau…

Un jour, alors que nous discutions sur la motivation et le désir d’apprendre, notre vieux professeur leva ses trois doigts de sa main fragile et nous fit ce sage discours :

« Lorsqu’on a un projet en tête, vous devez appliquer trois conditions :

Quel est mon but ?

Comment l’atteindre ?

Comment saurai-je si je l’ai atteint ? »

Nous étions tous intrigués par cette brusque remarque et voulurent en savoir un peu plus… un élève, au fond de la salle, souvent réservé, lui lança :

« Oui, mais comment faire ? »

Un silence criant régna alors dans la salle…

C’est alors que le vieux professeur, avec sa voix, calme et douce, nous raconta une fable drôle mais pleine de bon sens…

De mémoire, voici l’histoire tel que je l’ai mémorisée…

Il était une fois le Roi Goutte qui décida d’enseigner à ses sujets comment mener une existence meilleure. Il se mit donc à voyager à travers tout son royaume pour répandre la bonne parole. Mais personne ne l’écoutait.

« Pstt…, lui dit son conseiller. Vous devez, avant toute chose, capter leur attention.

Tenez : enduisez-vous de cette potion magique à l’ail, et tout le monde vous remarquera ».

Ce que fit le Roi, Et il répartit enseigner à ses sujets comment se perfectionner. Mais personne ne l’écoutait. Tous s‘éloignaient à la nage… en se pinçant le nez.

« Pstt…, dit le conseiller. Vous devez vous assurer qu’on peut vous entendre.

Tenez : hurlez dans ce porte-voix, alors chacun vous écoutera ».

Ce que fit le Roi. Et il partit de nouveau partager son savoir. Mais, personne ne l’écoutait. Tous s’écartaient à la nage… en se pinçant le nez… et en se bouchant les oreilles.

« Pstt…, dit le conseiller. Le peuple est trop stupide pour comprendre de lui-même quelle sagesse vous lui apportez. Vous devez le forcer à vous écouter pour son propre bien ».

Le Roi rassembla donc tout le monde dans son palais, et expliqua comment devenir meilleur. Mais quand les grandes portes s’ouvrirent, tous se mirent à nager si vite pour sortir qu’en un clin d’œil et sans s’en rendre compte, ils avaient quitté le pays Goutte. Et c’est pourquoi, depuis ce temps-là, on les appelle les Dégouttés.

Un long silence enveloppa la salle…

Et, il termina avec cette phrase « les choses qui attirent les désagréments attirent rarement les gens ».

 

Durant plusieurs mois, nous avions poursuivi la réflexion… et cette histoire nous a beaucoup influencée dans notre vie future.

Les animaux pensent-ils ?… peut-être… nous les humains, normalement. Nous avons cette capacité de penser, d’analyser et d’anticiper des évènements.

Pour mener à bien une action, il faut se fixer un but, avoir des objectifs clairs, précis… savoir où l’on va est important.

Sans objectif, nous avançons à l’aveuglette… un peu comme un bateau sans gouvernail ou un ivrogne ne sachant pas où il met ses pieds.

Voici un petit problème que j’ai envie de partager avec vous. Lorsque vous pensez avoir trouver la solution, Merci de me l’envoyer sur levieuxprofesseur@gmail.com.

cibles

Avez-vous la même chance de toucher le centre de chaque cible ?

Coach et maths…

main
Juste pour le plaisir des sens, un petit poème de Victor Hugo criant sa haine des maîtres ignorants…

(161) J’étais alors en proie à la mathématique.
Temps sombre! enfant ému du frisson poétique,
Pauvre oiseau qui heurtais du crâne mes barreaux,
On me livrait tout vif aux chiffres, noirs bourreaux;
On me faisait de force ingurgiter l’algèbre:
On me liait au fond d’un Boisbertrand funèbre;
On me tordait, depuis les ailes jusqu’au bec,
Sur l’affreux chevalet des X et des Y;
Hélas! on me fourrait sous les os maxillaires
Le théorème orné de tous ses corollaires;
Et je me débattais, lugubre patient
Du diviseur prêtant main-forte au quotient.
De là mes cris.
(173) Un jour, quand l’homme sera sage,
Lorsqu’on n’instruira plus les oiseaux par la cage,
Quand les sociétés difformes sentiront
Dans l’enfant mieux compris se redresser leur front,
Que, des libres essors ayant sondé les règles,
On connaîtra la loi de croissance des aigles,
Et que le plein midi rayonnera pour tous,
(180) Savoir étant sublime, apprendre sera doux.
Alors, tout en laissant au sommet des études
Les grands livres latins et grecs, ces solitudes
Où l’éclair gronde, où luit la mer, où l’astre rit,
Et qu’emplissent les vents immenses de l’esprit,
C’est en les pénétrant d’explication tendre,
En les faisant aimer, qu’on les fera comprendre.
Homère emportera dans son vaste reflux
L’écolier ébloui; l’enfant ne sera plus
Une bête de somme attelée à Virgile;
Et l’on ne verra plus ce vif esprit agile
Devenir, sous le fouet d’un cuistre ou d’un abbé,
Le lourd cheval poussif du pensum embourbé.
(193) Chaque village aura, dans un temple rustique,
Dans la lumière, au lieu du magister antique,
Trop noir pour que jamais le jour y pénétrât,
L’instituteur lucide et grave, magistrat
Du progrès, médecin de l’ignorance, et prêtre
De l’idée; et dans l’ombre on verra disparaître
L’éternel écolier et l’éternel pédant.
(200) L’aube vient en chantant, et non pas en grondant.
Nos fils riront de nous dans cette blanche sphère;
Ils se demanderont ce que nous pouvions faire
Enseigner au moineau par le hibou hagard.
Alors, le jeune esprit et le jeune regard
Se lèveront avec une clarté sereine
Vers la science auguste, aimable et souveraine.

Victor Hugo, Les contemplations, 1856
Livre premier (Aurore), « À propos d’Horace »

Libérons donc les barreaux de la cage, !

Le coaching scolaire est un accompagnement personnalisé, sous forme d’entretiens en face à face entre l’élève et son coach, pour donner aux élèves du sens aux études, retrouver de la motivation, construire leur autonomie et trouver ensemble des actions pour atteindre des objectifs précis, clairs et réalisables.

Le coaching s’intéresse aux possibilités futures plutôt qu’aux erreurs du passé.

C’est au niveau de la responsabilisation, de la motivation, de la confiance en soi, de l’estime en soi que le coach travaille.

Ce n’est pas un cours particulier, l’élève prend en charge et assume la mise en oeuvre de ses solutions pour atteindre ses objectifs.

Le coaching n’est pas du soutien scolaire.

Le soutien scolaire est dispensé par des enseignants, à des élèves, sur une période courte ou sur une longue période, qui ont besoin d’une aide personnelle dans une matière précise. Cette aide peut prendre la forme d’une simple aide aux devoirs ou une véritable mise à niveau.

Le coach est un observateur, un développeur de talents, aide l’élève à se doter des moyens de grandir.

Le coach écoute, essaie de comprendre, valorise, aide à adopter un autre regard, recherche les options possibles, fixe les objectifs (clairs, précis et réalisables) avec les dates, surveille les écarts, soutient, rassure, fait prendre confiance, encourage, oriente vers l’action, mais ne se substitue pas à l’effort personnel de l’élève. Son autorité est naturelle et son intérêt pour les autres est son fil conducteur. Il connaît aussi ses propres limites et le travail en équipe est intégré dans ses pratiques.

L’enseignant doit de son côté prendre conscience que chacun de ses élèves est différent et surtout différent de lui.

Quelques objectifs à fixer pour le coach :

  • Aider nos jeunes adolescents à trouver du sens à leur travail scolaire, à trouver leurs propres méthodes d’apprentissage afin qu’ils mettent en œuvre des stratégies cognitives et affectives adaptées.
  • Renforcer l’envie d’apprendre en diversifiant les approches et la transmission des savoirs
  • Aider aussi les parents désireux de mieux comprendre les interactions avec leurs enfants et de réfléchir ensemble sur les conduites à tenir. Affiner, ouvrir des regards différents et mutualiser les modalités d’accompagnement nécessaires avec les parents.
  • Permettre à nos enseignants de développer le travail collaboratif et de pouvoir travailler en utilisant des voies nouvelles : chercher à connaître les quelques principes qui permettent d’engager un changement, la façon d’utiliser de nouveaux outils et aboutir à des « solutions » personnalisées.
  • Redonner de la valeur aux savoirs, savoir-faire et savoir-être;
  • Organiser une politique de soutien 
personnalisé dans la durée
  • Favoriser la maîtrise de la langue

C’est un projet qu’une équipe pédagogique de notre établissement portera à la rentrée prochaine…

Je vous livrerai ici quelques pistes, quelques « outils » pour aider nos jeunes dans leur épanouissement personnel et notre expérience de terrain.

Nou artrouv !

Dossier à suivre…

 

Une « Bulle » de visualisation créatrice

Visualisation créatrice

Le cerveau ne fait pas de différence entre ce que vous imaginez et ce que vous faites vraiment

Si vous vous souvenez d’un moment triste de votre vie, vous serez soudain triste, et si vous imaginez une situation drôle, vous aurez naturellement envie de rire.

Le pouvoir de l’imagination et de la visualisation, un pouvoir utilisé par les plus grands sportifs : Les golfeurs de haut niveau par exemple visualisent des centaines de fois leur frappe avant de jouer sur le terrain, et cela plusieurs jours, voire plusieurs mois avant les grands tournois. N’oubliez pas que le cerveau a besoin d’un minimum de temps pour changer le circuit intérieur de son logiciel.

Vous utilisez déjà ce pouvoir naturellement : quand vous prévoyez une action comme par exemple inviter des amis pour votre anniversaire, quand vous pensez à ce que vous allez faire, à ce que vous aimeriez avoir, aux personnes que vous aimeriez voir, vous mettez en scène les façons d’agir, les éventuels obstacles, les meilleures stratégies pour atteindre votre objectif.

Vous pouvez vous aussi utiliser la visualisation pour être meilleur en classe, ou pour vous sentir plus joyeux, ou pour développer des qualités et des potentiels, pour vous aider à gérer vos émotions, votre stress, pour soulager des douleurs, aider à mieux dormir, ou encore pour vous sentir plus confiant et réaliser vos objectifs, bref, pour devenir ce que vous rêvez de devenir. Soyez l’auteur de votre vie !

Comment faire ?

Répondez d’abord aux questions suivantes :

  • Quel est mon objectif?
  • Décrivez-le en détail
  • Comment vous sentirez-vous à ce moment-là?
  • Que se passera-t-il quand cet objectif sera réalisé ? Qu’est-ce qu’il changera dans votre vie?
  • Fabriquez votre « bulle » de visualisation.

Maintenant, installez vous dans un lieu calme à un moment de vraie liberté, avant de vous endormir par exemple… fermez vos yeux, pendant dix minutes, et imaginez votre objectif dans tous ses détails, comme s’il était déjà réalisé : les couleurs autour de vous, les sons, les odeurs, la température de l’air, ce que vous touchez, les vêtements que vous portez, votre attitude, les expressions de votre visage, le timbre et le ton de votre voix… Comme dans un film, le film d’une séquence de votre vie.

Répétez cette visualisation

Tous les jours

Jusqu’à ce que des résultats se manifestent.

Vous devez sentir

Et

Croire au fond de vous

Que l’objectif  fixé est réalisable.

Visualisation

Un exemple de visualisation : réussir un contrôle

Fixez-vous un objectif pour le prochain contrôle de mathématiques. Choisissez une note réaliste que vous croyez vraiment pouvoir atteindre.

Puis, imaginez… : Vous partez de chez vous, vous prenez le bus scolaire, vous allez en cours… vous êtes dans la classe, vous êtes détendu(e), serein(e), souriant(e)… vous voyez le professeur, vos camarades. Vous prenez le sujet du devoir, vous lisez la question, d’abord en diagonale et silencieusement… puis, vous réalisez une carte mentale de résolution du sujet donné… vous êtes content(e), vous êtes à l’aise, aucun sentiment de stress. Vous prenez votre feuille blanche, votre stylo glisse sur la feuille, les bonnes réponses s’enchaînent question après question… vous vous sentez bien, confiant(e). Vous sentez le stylo dans vos mains, la chaise sur laquelle vous êtes assis(e), le tableau, les couleurs, les sons dans la classe, la température de l’air… vous êtes sûr(e) de vous… vous rendez votre copie, content(e), vous sortez de la classe puis vous pouvez voir votre note écrite sur votre feuille… vous vous voyez annoncer votre note à vos parents…

Répétez cette visualisation tous les soirs pendant plusieurs jours avant le contrôle. Soyez confiant !

Des exemples de « bulles » à utiliser pour réaliser correctement une visualisation créatrice seront données au fur et à mesure sur mon blog. Proposez-moi des sujets de visualisation créatrice et je vous donnerai des accompagnements plus personnalisés.

A vous de jouer, maintenant.

Nou artrouv dalon

dalon : terme créole signifiant « camarade »

Mieux vous connaître… Vous êtes la personne la plus importante.

coach

Les profils d’apprentissage…

Chaque individu est unique. Chacun a son mode d’apprentissage. Il n’y a pas une façon meilleure qu’une autre.

Chaque personne se définit par des caractéristiques multifactorielles : perceptif, cognitif, psychologique, affectivité, culture, sociales…

Un profil est une combinaison de tous ces paramètres et peut très bien évoluer. Connaître son profil d’apprentissage est un bon moyen d’être efficace. Apprendre à les faire varier est encore mieux.

Ci-dessous, une carte mentale précisant les profils d’apprentissage : Profil d’identité, profil de motivation et profil de compréhension.

Carte mentale profils d'apprentissage

Carte mentale profils d’apprentissage

Une petite anecdote pour illustrer ce concept de profils d’apprentissage… Cette semaine, j’ai rencontré une maman, simple et exceptionnelle, soucieuse mais combattive, consciente et motivée pour aider sa fille aînée Adèle. Elle est mariée et elle a trois enfants. Les deux autres enfants n’ont pas de difficultés particulières en mathématiques. Son époux a plutôt un rapport très positif envers les mathématiques. Adèle a 14 ans et passe en classe de troisième à la rentrée prochaine. Elle est plutôt bonne élève, appliquée et sérieuse. Cependant, en mathématiques, elle accumule un blocage depuis sa classe de cinquième.

Face à un problème de mathématiques, elle panique, elle perd ses repères et tout s’embrouille…

Nous rencontrons souvent cette situation chez nos adolescents.

Comment aider Adèle ?

Dans un premier temps, laisser Adèle prendre un peu de vacances. Adèle vit pleinement sa période d’adolescence. Nous devons l’aider à être autonome, à reprendre confiance en elle et surtout améliorer ses relations avec les mathématiques.

La maman doit elle aussi retrouver et adopter une attitude plus conciliante avec la mathématique. Son histoire est sensiblement semblable à l’histoire de sa fille. Ce « complexe mathématique » maternel doit être rompue si nous voulons aider Adèle à poursuivre sereinement ses études.

La mère aussi ne comprenait pas les explications données par le professeur des mathématiques. Cependant, durant son année de terminale, elle avait un professeur qui lui avait rassuré et donner une curiosité et une envie de comprendre cette discipline vécue pour beaucoup comme contraignant et incompréhensible. Après son baccalauréat, elle a choisit une carrière qui nécessitait peu de connaissances mathématiques.

Pour la maman, une réconciliation par la lecture d’ouvrages de vulgarisation est peut-être une piste à explorer… Après une longue discussion franche, nous avons adopté une stratégie dite enveloppante. Elle consiste à aborder le sujet en famille, à une occasion propice au dialogue et dans un lieu convivial, agréable où rien ne laisse soupçonner une quelconque envie d’influencer une situation ou un comportement souhaité. Et, surtout que Adèle ne se sente pas encore une fois blessée dans son estime de soi. Il faut faire attention de trop remuer la plaie… Une cicatrisation demande du temps et beaucoup d’attention.

Cette stratégie peut se résumer par une formule que j’utiliserai souvent dans ce blog : « dire sans le dire mais il faut le dire ».

Il a donc été convenu :

  • En parler avec le père de la démarche et voir ensemble de la faisabilité de ce projet d’aider Adèle à ne plus se stresser en cours de mathématiques mais lui redonner goût et l’envie de s’y intéresser.
  • La mère lira deux ouvrages écrits par un même auteur, Denis Guetz, grand mathématicien français, écrivain, scénariste et comédien de notre époque, soucieux de vulgariser la culture scientifique chez ses contemporains en écrivant des romans faisant intervenir des personnages, établir des rencontres à travers l’espace et le temps. Le premier ouvrage à lire s’intitule « le théorème du perroquet ». Denis Guetz n’est plus d’ici mais là-bas…

Le second ouvrage s’intitule « les mathématiques expliquées à mes filles » toujours du même auteur. Elle laissera traînée ces livres quelque part sur une table, ou près d’un lieu fréquenté et visible par tout le monde. Son comportement, son emballement face à cette rencontre inattendue avec ce perroquet d’un autre temps déterminera peut-être une curiosité dans cette petite famille.

  • Une petite sortie familiale sera programmée un week-end… Et, sur la route, le père proposera d’aller visiter le magasin « Gamm Vert » du Portail situé au début de notre fameuse route des Tamarins. Là-bas, la petite famille pourra voir, s’amuser avec des animaux et des oiseaux exposés dans ce grand magasin pour les amoureux de la nature… Une rencontre inattendue avec un magnifique perroquet libre s’opérera et peut-être qu’à ce moment ou plus tard dans la journée, un enfant ou pourquoi pas Adèle soulève le lien entre le livre vu à la maison et lu par sa maman. Cette dernière fera l’étonnée mais engagera une petite discussion en résumant l’histoire du perroquet de son bouquin.
  • Sans précipitation, le père choisira le moment pour demander à la petite famille de reprendre la route pour le pique-nique et questionnera son épouse au sujet de ce théorème du perroquet. La maman débutera alors une petite narration dont l’objet sera axé sur le pourquoi du choix de ce livre en donnant parfois des exemples tirés de l’histoire racontée dans le théorème du perroquet. Le père, de temps en temps, discrètement, scrutera le comportement et les gestes de sa fille Adèle. Si elle participe activement à la discussion, une discussion plus entretenue sur ses relations avec la Mathématique peut alors être abordée « ici et maintenant » ou un peu plus tard dans la semaine. Si elle est plutôt silencieuse, observez alors ses gestes mentaux (concentration, sourire, interrogation visible ou invisible, …). Un dialogue avec son propre corps, son cerveau… une appropriation de son histoire personnelle est en cours ! laissez le temps faire son œuvre et elle sera plus à l’aise d’en parler un peu plus tard. Une phase de couvaison plus ou moins longue est parfois nécessaire dans ce genre de situation. La durée est fonction du degré d’ancrage de ce conflit qu‘elle entretient consciemment ou inconsciemment avec les mathématiques.
  • Il faudra alors préparer cette prochaine phase où on abordera avec plus de sincérité le sujet central avec elle, en tête-à-tête ou au plus entre le papa, la maman et sans les autres enfants. Pas de témoin inutile. Si la demande vient d’elle même, la tâche sera plus facile. Elle pourra mettre ses propres mots sur ce mal-être mathématique et pouvoir l’extérioriser. C’est un passage obligé avant de lui demander de réviser ces cours. Par contre, si plusieurs jours passent et qu’il n’y a pas de réactions de sa part, un petit coup de pouce du destin sera alors nécessaire. A vous de trouver le lieu, le moment, et la manière pour provoquer  tendrement cette discussion.

Le cas de Adèle n’est pas unique. Beaucoup de parents souhaitent aider leurs enfants, en particulier en mathématiques. Vous êtes peut-être concerné par ce sujet.

Lire et consommer cet article sans modération. Alé racont partou ce que mena sur ce blog.

Un piste peut-être pour nous aider à accompagner nos jeunes en difficultés. Vous pouvez vous connecter sur mon blog levieuxprofesseur.com pour utiliser les quelques outils proposés pour faciliter et engager une discussion avec notre héros Adèle…

J’attends de vos nouvelles. Laissez-moi des commentaires sur mon blog, je m’engage à vous répondre dans la limite du possible.

Revenons à nos profils d’apprentissage. Kossassa* ?

Kossassa est une expression créole pour signifier « qu’est-ce que c’est ». Un blog, kossassa.com est en cours de préparation par mes soins et sera disponible à la rentrée, si Dieu le veut.

Un profil d’apprentissage est une combinaison de plusieurs paramètres.

Ces paramètres sont : le profil d’identité décomposé en 7 catégories (l’intellectuel, le dynamique, l’aimable, le perfectionniste, l’émotionnel, l’enthousiaste, le rebelle) ; de profils de motivation en 4 catégories (Quelle utilité ?, Vais-je apprendre ?, Avec qui ?, Où ça se situe ?) ; et des profils de compréhension en 3 grandes catégories (Auditif, visuel et kinesthésique/Tactile).

Les profils d’identité :

  • L’intellectuel aime apprendre. Généralement, il affectionne la solitude. Introverti il peut paraître distant vis à vis des autres. Il est souvent bon élève. En moyenne, 14% de la population se situe dans ce profil d’identité.
  • Le dynamique aime agir. Il a le don de réussir dans ce qu’il a décidé d’entreprendre. Cela n’en fait pas automatiquement un bon élève. Il compte beaucoup sur son sens de la débrouillardise. 10% d’une population se situe dans ce profil d’identité.
  • L’aimable travaillera plus pour faire plaisir à ses parents, à ses professeurs. Sociable et gentil c’est un élève très agréable. Cependant il a besoin d’attention pour pouvoir s’épanouir. En gros, 18% d’une population possède ce profil d’identité.
  • Le perfectionniste a horreur de mal faire. Il a une faculté à voir ce qui pourrait aller de travers. Soucieux et inquiet, il prend le temps de faire les choses correctement. un pourcentage non négligeable, 22%.
  • L’émotionnel agit en fonction de ses émotions difficilement contrôlées et peut réagir de façon théâtrale. Il possède un esprit très créatif et aime se différencier de ses camarades. 16% de la population se situe dans ce profil.
  • L’enthousiaste a une forte joie de vivre. Il a une grande faculté a percevoir le coté positif des choses. Cependant l’ordre et la discipline ont tendance à le frustrer. 13% d’une population se situe dans ce profil d’identité.
  • De peur d’être blessé, le rebelle, évite de monter tout signe de faiblesse. Il n’hésite alors pas à rentrer en confrontation mêlée à des accès de colère. Il peut donc devenir un élève difficile. 7% seulement d’une population se situe dans ce profil d’identité.

Les profils de motivation :

  • Quelle utilité ? La motivation dépend du degré d’utilité perçue de l’enseignement. Ces personnes aiment d’avantage le concret. 29% d’une population se pose cette question dans un processus d’apprentissage. Critère à ne pas négliger pour motiver une personne.
  • Vais-je apprendre ? C’est une motivation pour apprendre. Ces personnes aiment savoir pour savoir et sont curieuses d’esprit. 25% de personnes d’une population se situe dans ce profil de motivation.
  • Avec qui ? La motivation est centrée sur les personnes : quel professeur vais-je avoir ? Avec quels camarades vais-je faire des travaux pratiques ? 31% se pose cette question dans un parcours d’apprentissage. A tenir compte absolument. Un chiffre qui ne doit pas nous laisser indifférent.
  • Où ça se situe ? Besoin de situer les choses, dans un plan, dans une vision globale, dans un lieu. Ces personnes (15% d’une population) sont sensibles à l’environnement.

 

Profils de compréhension :

C’est par ces canaux que nous captons les informations. Elément clé dans tout processus d’apprentissage. Faites le petit test VAK que j’ai mis en ligne sur ce blog dans le menu déroulant du bouton « Coaching ». Allé bat un caré dalon ou sera pas couyon*

  • Auditif : La compréhension s’effectue principalement par l’écoute. Les auditifs représentent 27% d’une population.
  • Visuel : La compréhension s’effectue principalement par ce qui est vu. Les visuels représentent 58% d’une population. Ils sont les mieux lotis dans nos systèmes scolaires.
  • Kinesthésique : La compréhension s’effectue principalement ce qui est ressenti. C’est apprendre en faisant. Ils sont minoritaires, 15% d’une population et c’est le public le plus négligé dans nos systèmes d’éducation car plus complexe à mettre en œuvre. Voilà, quelques éléments pour mieux nous connaître. Un rendez-vous avec vous même doit être pris en urgence.

Connaître son profil d’apprentissage peut être intéressant si nous voulons optimiser un apprentissage donné. Cela reste une indication, une tendance mais sûrement pas une règle figée. Vous pouvez avoir un profil d’apprentissage dominant et plusieurs profils secondaires. A vous de déterminer votre profil d’apprentissage dominant. J’espère vous avoir donner plus envie de mieux vous connaître.

Vous êtes la personne la plus importante. « Si je m’accepte, je serai bien avec les autres ».

Un principe pour améliorer aussi son estime de soi. Sans estime de soi, nous ne pouvons pas être ouvert aux autres et serein pour mieux comprendre le monde en perpétuel ébullition avec toutes les connaissances qui sont à nos pieds… ou plutôt à la portée de nos neurones peu ou partiellement utilisés.

J’attends vos commentaires, vos remarques… Partagez vos connaissances autour de vous.

Nou artrouv ban dalon.

ban dalon : terme créole signifiant groupe d’amis.

couyon : ici ce terme doit être pris comme « perdant »