Le temps comme allié…

temps

Avec les erreurs, on apprend. Avec le temps on comprend.

Je démarre cet article par cette petite histoire qui m’a été racontée par un ancien élève…
« … c’est dur de démarrer une révision pour un contrôle… je ne sais pas par quoi commencer, je prends mon classeur, je feuillette mon cours… mon gsm sonne, c’est un ami… je prends l’appel, la discussion s’éternise. Je reprends… mon estomac me pousse vers le réfrigérateur. Une heure plus tard, je n’ai pas encore démarré ma narration de recherche. Je suis perdu… de plus, je dois rendre un exposé en histoire… »
Vous êtes souvent débordé, vous avez des difficultés à travailler en temps limité, vous êtes toujours dans l’urgence… bref, votre travail est superficiel voire bâcler.

Comment faire ?

Ce week-end, j’ai rencontré une femme exceptionnelle. Elle s’appelle Zoulékan. Elle anime et gère une pension pour touristes de passage au 37 rue Issop Ravate, anciennement rue de l’Est, à Saint-Denis (0262410500). Un petit détour à la Pension Zoulékan Limbada et rencontrer cette dame est vivement recommandé. Son histoire illustre parfaitement l’état d’esprit et les outils à mettre en euvre pour que le temps soit un allié et non son esclave. Je vous livre à coeur ouvert ce que j’ai ressenti et vu lorsque cette brave Dame m’a racontée sa trajectoire de vie.

Son histoire est extraordinaire… Elle a 72 ans. A la mort de son mari, il y a quelques années, elle hérite d’une petite maison en bois sous tôle et d’une petite cour à l’arrière. elle décide alors  de créer sa propre entreprise en construisant quelques chambres à l’arrière de la cour pour accueillir les gens de passage. Très vite, son accueil, sa gentillesse, sa simplicité, sa générosité débordante, son enthousiasme et sa volonté de réussir vont lui donner une image de femme chef d’entreprise… le guide du routard la recommande et le succès est au rendez-vous. Son carnet de commande ne cesse de progresser et elle accueille des visiteurs du monde entier une nuit ou deux, parfois pendant plusieurs jours… Ses clients deviennent ses amis et des ambassadeurs de son entreprise.

Cette femme organise sa journée avec une précision atomique. Elle est debout chaque jour à 5 heures. Elle nettoie elle-même sa maison, son outil de travail est soigné, la propreté y règne naturellement. Au-delà des tâches ménagères et professionnelles, sa bonne organisation lui permet de maîtriser des imprévus, des situations inattendues et prendre des décisions efficaces et cohérentes, à n’importe quel moment, tout en gardant une cohérence dans ces choix tant spirituel, privé et professionnel. Avec le temps, elle a su créer son mode d’emploi du temps à l’image d’un expert en organisation.

Tout en l’écoutant religieusement, j’ai résumé sous forme d’une carte mentale pour nous éclairer sur sa technique de gestion de temps et avec son autorisation je partage et vous livre ses secrets…

Le temps comme allié

Je développe la carte mentale ci-dessus en mode linéaire avec des des détails tirés de l’expérience de Zoulékan et des capsules trouvées dans ma bertelle…

 Je vous propose ici de faire une petite pause et prendre un rendez-vous avec cette personne la plus importante… Vous.

Mon bilan personnel…

Le temps, comme l’eau en mouvement, s’écoule inexorablement, de façon irréversible, ce qui lui donne toute sa puissance. Le temps ne modifie pas son temps. Le présent est ce « petit temps » qui dure à peine quelques secondes. Aujourd’hui, tout doit aller très vite et tous veulent aller de plus en plus vite. L’impatience brusque le temps présent et génère le stress… un sentiment de « brouillon » semble peser sur nos actions. Le passé est la trace de ce a déjà existé. C’est dans le passé que l’on construit sa personnalité à partir de ses expériences. Le temps est une entité vivante. Notre temps se superpose, se télescope avec le temps des autres, sa famille, ses proches, ses camarades, ses professeurs, ses supérieurs…

Le passé n’est pas figé… le présent le complète à chaque instant pour donner du sens au futur, à ce qui va arriver. Le surfer attend la vague du passé pour vivre un instant éternel sur la vague du présent. Le futur est dessiné dans notre imagination et prolonge notre présent par nos objectifs, nos plans d’actions. Au fur et à mesure qu’avance le temps, le réel prend le pas sur la prévision. Les possibles et l’imprévu s’entremêlent et tout devient mystérieux et fascinant. l’aventure est au bout du chemin. L’avenir se construit, chercher le futur, l’anticiper, aller à sa rencontre sont des moyens pour ne pas être surpris, balloté, bousculé par les évènements. Le passé, le présent sont des instants finis alors que le futur est à construire… Un temps pour rien, sans emploi est source d’ennui ; un temps utilisé correctement, vécu avec passion est source de plaisir, de satisfaction et renforce l’estime de soi. Tout est encore possible… Yes you can, All is possible !

1. Qui suis-je ?…

J’ai traité un article sur ce thème. Je vous le recommande… vous trouverez alors des outils pour faire une pause avec vous et mieux vous connaître.

2. Mon portrait et le temps…

Cerner sa personnalité est essentielle pour prendre conscience de ses points forts et de ses points faibles.

Par rapport au temps, vous pouvez avoir plusieurs comportements :

  • vous êtes un actif, un battant et aimant l’action
  • vous menez plusieurs choses à la fois, vous supportez mal la critique et votre action est plutôt brouillon
  • vous vous ennuyez et vous ne savez pas quoi faire
  • vous préférez peser vos décisions avant d’agir et vous n’aimez pas changer vos habitudes
  • vous rêvez souvent, vous êtes plutôt lent et vous avez une tendance à porter la faute sur les autres

3. Mon rythme d’activité

Etes-vous du matin ou êtes-vous du soir ?

Les êtres vivants vivent suivant un rythme biologique interne qui dépend de facteurs tant externes qu’internes : la lumière, l’obscurité, la chaleur, le froid, le bruit, le silence, l’entourage proche, les saisons, le sommeil, le repos, l’activité cérébrale… mais aussi, la volonté, la motivation, l’estime de soi, l’humeur du moment, l’heure du réveil…

La capacité d’attention, de compréhension, de réflexion se situent plutôt entre 9 heures à 12 heures (dissertation, exposé, problèmes de mathématiques) et de 15 heures à 22 heures (mémorisation, révisions). Entre les deux, préférez la détente, la pratique d’un sport, la mise au propre de ses notes de cours…

Allez sur le site sciav.fr/1iyPESt pour déterminer son chromotypie pour mieux organiser sa journée et de complétez le diagramme suivant pour mieux cerner votre rythme d’activité quotidien.

4. Q-sort : le temps, c’est…

Voici un Q-Sort pour réfléchir sur votre gestion du temps.

Le but de ce questionnaire n’est pas de rechercher une bonne réponse mais de vous permettre de mener une réflexion sur votre rapport au temps, d’identifier votre attitude face au temps et ainsi vous rendre plus efficace vos actions.

Parmi les 20 phrases, je choisis :

  • Les 2 qui me correspondent le plus
  • Les 4 qui me correspondent peu
  • Les 8 pour lesquelles je n’ai pas d’opinion
  • Les 4 qui ne me correspondent pas trop
  • Les 2 qui ne me correspondent pas du tout
  1. Je pense que bien m’organiser consiste surtout à bien gérer mon temps
  2. Je maîtrise le temps pour faire mon travail scolaire
  3. Je fais le point régulièrement sur la manière dont je gère mon temps et je suis parfois amener à modifier certaines habitudes
  4. J’ai mes « trucs » pour gagner du temps
  5. Il me reste assez de temps pour les loisirs
  6. Je connais mes motivations, j’ai des projets à moyen et long terme
  7. Je sais où passe mon temps
  8. Je réfléchis chaque jour, quelques minutes à l’organisation de ma journée
  9. Je dors suffisamment
  10. Je sais toujours m’occuper
  11. Je me fixe des objectifs concernant mes études et ce que je ferai plus tard
  12. Je tiens compte de mon rythme personnel dans l’organisation de mon travail
  13. Je ne me plains pas de manquer de temps
  14. Je me donne du temps pour ne rien faire ou faire ce qui me plaît
  15. L’imprévu ne me prend pas au dépourvu
  16. Je connais les matières où j’ai tendance à bâcler mon travail et celles où j’ai tendance à passer plus de temps
  17. Je distingue l’essentiel de l’accessoire
  18. Je me fixe des dates et des heures limites
  19. J’utilise efficacement, le gsm, la tablette, la télévision
  20. Je ne fais qu’une chose à la fois et je m’y tiensMa motivation, les mobiles qui me poussent à agir…

tableau Qsort

5.  Ce qui me pousse à agir…

  • Je manque toujours de temps
  • J’agis souvent dans la précipitation
  • J’agis toujours au dernier moment
  • Je suis toujours débordé
  • Je passe trop de temps sur un exercice
  • Je refuse toute aide
  • Je fais mon travail souvent à la dernière minute
  • L’urgence me stimule
  • Je travaille beaucoup et souvent jusqu’à tard dans la nuit
  • J’accepte plus d’activités que je ne peux réellement assurer
  • Je me laisse porter par les évènements
  • Je privilégie plutôt la quantité que la qualité du résultat

Par rapport à vos réponses, choisir trois règles de priorités dans la liste suivante :

  • Ne pas confondre vitesse et précipitation
  • Travaillez selon votre rythme
  • Donnez-vous des priorités
  • Planifiez votre travail
  • Acceptez vos limites
  • Savoir distinguer l’essentiel de l’accessoire
  • Donnez-vous des critères de réussite
  • Fixez-vous des objectifs réalistes en fonction de votre projet global
  • Travaillez en équipe
  • Apprenez à dire non
  • Agissez toujours en fonction de vos objectifs personnels
  • Améliorez vos méthodes de travail

6. Mon emploi du temps…

Le temps consacré au travail détermine l’organisation de la journée, de la semaine, du mois, de l’année… de toute une vie. Le temps devient son allié lorsqu’on peut l’utiliser avec liberté, avec amour, vécu et consacré à des activités que l’on aime.

Chacun doit être capable de décider de l’usage du capital-temps disposé.

Sur vingt-quatre heures, nous utilisons plus de onze heures pour nos besoins biologiques (dormir, manger, son corps). Il nous reste environ Treize heures dont sept heures pour son emploi du temps scolaire, trois heures de travail personnel, une heure de transport, distractions, vie familiale… loisirs.

Nous allons maintenant enquêter, détailler le temps disponible chaque jour pour mieux l’optimiser. Votre sincérité est essentielle dans cette phase.

Prenez un jour de la semaine… aujourd’hui par exemple, qu’avez-vous réellement fait ?

Notez les moments essentiels et les moments « pour rien ».

La loi de Pareto est un moyen de vérifier  si l’essentiel prend peu de temps , si l’accessoire en use beaucoup : 20 % du temps produit 80 % des résultats .

J’utilise la matrice d’Eishenhower pour classer les tâches à effectuer, fixer les priorités, m’adapter à des divers imprévus, apprécier les urgences, bref à donner du sens à mes choix à un instant t.

Eisenhower

Le tableau est partagé en quatre zones qui donnent des indications sur l’importance et l’urgence des tâches à accomplir :

activités importantes et urgentes à exécuter immédiatement et à effectuer soi-même :

(TIU)/ici et maintenant : activités importantes mais peu urgentes qui peuvent attendre sans conséquence sur le déroulement de l’ensemble

(TIu)/attendre ou à déléguer : activités urgentes mais peu importantes à faire soi même ou à déléguer si possible

(TiU)/à exécuter en temps utile : activités inutiles sans impact direct sur les objectifs fixés et qu’on peut abandonner

(Tiu)/laisser tomber

Comment se passe votre semaine ?

Des questions à se poser :

  • Si une tâche vous a pris un peu plus de temps que d’habitude, posez-vous la question du pourquoi ?
  • A quel moment avez-vous été le plus efficace ?
  • Faites-vous des choses inutiles ?
  • Avez-vous noté les moments perdus, les pertes de temps (attentes, rêveries, gsm, …)
  • Faites-vous passer le plaisir avant le travail ?
  • Pouvez-vous améliorer l’utilisation de votre temps ?

La suite…Il fait tard, j’arrête pour ce soir mon article sur le temps. Je dois traiter encore de deux points relatifs à mon coin de travail et mon hygiène de vie. Lisez cet article, laissez moi vos commentaires et je vous livrerai et complèterai cet article sur la gestion du temps la semaine prochaine. En attendant, je vous propose cette vidéo pour mieux comprendre cet allié hors du commun… le temps.

Pour finir, voici un petit problème qui a été proposé par un ami du mathématicien anglais Godfrey Harold Hardy en vue de le déstabiliser…

 

Enoncé :                                                  Le bourdon et les deux trains…

Deux trains partent respectivement de deux gares distantes de 160 kilomètres à la rencontre l’un de l’autre et à la vitesse de 80 kilomètres à l’heure. Un bourdon part avec le premier train à la vitesse de 100 km.h-1 et suit la voie. Lorsqu’il rejoint le deuxième train, il fait demi-tour et repart en sens inverse ; il rejoint le premier train, fait demi-tour et continue la manœuvre. Lorsque les deux trains se croisent, le bourdon tombe mort d’épuisement. Combien de kilomètres a-t-il parcouru ?

Malgré le temps qui nous sépare, pouvez-vous aider et sauver l’honneur de notre grand mathématicien Hardy ?

Consigne :

Toute trace de recherche même si elle est incomplète, toute prise d’initiative, même si elle n’aboutit pas, sera prise en compte dans la notation.

Essayez de résoudre cette tâche complexe… vous pouvez me laisser vos remarques, vos solutions. J’apporterai une attention particulière à chacune des réponses laissées dans la partie commentaire de cet article.

Prenez une feuille blanche et lancez-vous. J’attends vos commentaires.

Nou artrouv.

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Concevoir un cours sur Moodle…

Suite à mon  article traitant de l’utilisation de la plate-forme Moodle, j’ai reçu des commentaires me demandant comment créer une capsule e-learning.

Cet article a pour but de vous familiariser avec les termes usuels utilisés dans ce domaine particulier du numérique, la philosophie sous-jacente des Learning Management System et une première ébauche pour concevoir un cours sur la plate-forme Moodle.

e-learning

La connexion haut débit, l’accroissement du parc informatique, la prolifération des outils multimédia ont permis le développement d’applications pédagogiques avec des contenus plus interactifs et plus attractifs.
L’information est devenue matière première. Les réseaux accélèrent la circulation de l’information et les échanges de savoirs et de savoir-faire. La connaissance est devenue collective, partagée à travers les réseaux vers des communautés d’utilisateurs.
On observe également une modification profonde de la société : le développement du travail nomade, une dépendance accélérée des TIC dans notre quotidien, un besoin d’aller toujours plus vite, de gagner du temps et disposer du maximum d’informations pertinentes et actualisées pour être compétitif.
Ces nouvelles formes de comportements engendrent des nouveaux besoins, en particulier dans le domaine de l’apprentissage. La formation à distance, les TICE, le e-learning, le blended learning sont autant de termes entrés dans le vocabulaire aujourd’hui.
Dans ce monde en mouvement perpétuel, des nouvelles modalités d’apprentissage, de nouvelles tendances d’approches de formation et de nouveaux outils apparaissent sur le marché.

  1. Ces cours en ligne permettent,
    aux enseignants :
    • de préparer et mettre en ligne des séquences de cours et exercices interactifs en accès libre ou restreint, toute l’année ou sur des périodes définies par les professeurs
    • de diffuser des documents électroniques (supports de cours, annales, corrigés) qui seront accessibles par les élèves
    • de créer et animer des activités en ligne (lien web, images, sons, vidéo) en individuel ou en groupe
    • de proposer des devoirs en ligne avec gestion de la notation, des corrections et gérer les statistiques de l’évaluation
    aux élèves :
    • d’accéder à tout moment et à distance à des informations sur le cours
    • de travailler à leur rythme
    • de s’auto-évaluer (avec tirage aléatoire de questions, correction automatique des résultats, feed-back personnalisé ) et de revoir certaines notions si nécessaire
    • de perfectionner ses connaissances avec des informations supplémentaires

Pour mettre en œuvre ces nouvelles approches d’apprentissage, il a fallu créer des outils logiciels permettant de gérer les parcours de formation, d’effectuer un suivi des résultats d’apprenants, de diffuser en ligne des contenus d’apprentissage : ce sont les plates-formes de formation à distance ou Learning Management System (LMS) ou mieux encore Learning Content Management System (LCMS) offrant en plus la possibilité de gérer les contenus.

LMS

Plusieurs LMS existent sur le marché. Voici quelques sites pour avoir un aperçu des possibilités des plate-formes d’apprentissage.

http://www.projet-plume.org/files/Choix_plateforme_a2l.pdf

orthodidacte

logo moodle

Voyons un peu de plus près Moodle, la plate-forme e-learning (formation à distance) Open Source, gratuite, modifiable, stable, robuste, existant en plus de 40 langues et largement utilisée dans le milieu éducatif.

Le terme « Moodle » était à l’origine un acronyme pour

« Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment »

martin_dougiamas

Martin Douglamas… concepteur de Moodle

« Moodle » est aussi un verbe qui décrit la façon de flâner paresseusement à travers quelque chose, faire des choses quand cela vous sied le mieux, une manière agréable d’agir qui mène souvent à la réflexion et à la créativité. Ce terme s’applique donc à la façon dont Moodle a été développé, tout comme à la manière des étudiants et enseignants d’approcher l’apprentissage et l’enseignement dans un cours en ligne. Toute personne utilisant Moodle est un « moodleur ».

L’utilisation de Moodle constitue une véritable classe virtuelle où les étudiants peuvent trouver des éléments intéressants (prochaines infos, news, autres participants en ligne, forum, glossaire), retrouver les contenus de cours abordés en classe, lire des compléments, effectuer des exercices en ligne etc.

Un cours est donc un espace en ligne accessible à distance depuis un navigateur web. Seules les personnes autorisées peuvent accéder à cet espace contenant différents éléments placés, paramétrés et gérés par le ou les enseignants de ce cours. Ces éléments sont consultables et utilisables par les élèves inscrits à ce cours.

Tous les cours se prêtent à la mise en ligne : contenus techniques, pédagogiques, apprentissage de langues, gestes techniques, laboratoires, cours théoriques etc. Tous les types de ressources informatiques peuvent être publiés sur une plate-forme e-learning : textes, documents Word, Excel, Powerpoint, sons, vidéos, liens vers des sites web, URL, animations. Moodle permet le travail individuel et les échanges écrits, sonores, vidéos, entre professeurs et élèves, entre élèves, et entre professeurs.
Elle intègre le suivi et l’évaluation des élèves : suivant l’activité choisie, les élèves peuvent être évalués par les professeurs, par les autres élèves, ou par l’ordinateur. Les élèves peuvent être évalués sur des échelles de 1 jusqu’à 100 ou par validation de compétences définies par les professeurs. Les résultats et statistiques de connexion sont automatiquement stockés dans une base de données.

Visualisez les deux vidéos…

et vous aurez un aperçu des possibilités de Moodle.

Concevoir un e-learning pédagogiquement efficace nécessite une technologie fiable mais la phase de conception des contenus pédagogiques est de loin la plus importante.
Travailler sur un contenu pédagogique à distance oblige à une réflexion sur les objectifs pédagogiques et sur le découpage du module, plus que lors de la conception d’une formation présentielle classique. Une carte mentale peut nous être utile dans cette phase de mise à plat de nos pratiques habituelles.

       2. Ma séquence pédagogique Moodle…

Voici une carte mentale résumant la problématique…

Ma séquence pédagogique MOODLE...

ou, sii vous préférez un représentation linéaire…

La conception d’un module doit s’opérer par étapes. Vous pouvez partir d’un cours existant mais une réflexion et une mise à plat de votre approche pédagogique est d’abord nécessaire et conseillée.
Voici les étapes et les questions que l’on doit y répondre d’abord avant de se lancer à créer un espace cours sur une plate-forme d’apprentissage.

Etape 1 : Les objectifs pédagogiques
En premier lieu, nous devons identifier l’objectif principal qui permet,
à l’élève de :
• comprendre ce qu’on attend de lui
• se situer par rapport aux pré-requis
• se situer dans l’évaluation
• avoir une vision claire du parcours pédagogique proposé
• atteindre les compétences attendues
• Que doit savoir faire l’élève à l’issue de la séquence ?
Et, à l’enseignant de :
• déterminer la stratégie d’apprentissage en connaissance de cause
• choisir les activités pédagogiques en fonction des objectifs intermédiaires définis
• construire un contenu adéquat en intégrant des éléments multimédia adaptés
• optimiser l’efficacité de la formation et le suivi des compétences du socle commun

Puis, nous devons définir des objectifs spécifiques qui permettent d’aboutir à la fin du cours à la réalisation de l’objectif principal.
Pour rédiger ces objectifs, nous devons avoir en tête cette question :

Quelles tâches doivent savoir l’élève à l’issue du cours ?

Etape 2 : Public cible
Bien identifier son public permet d’adapter la stratégie d’apprentissage.
Se mettre à la place de l’utilisateur renforce l’efficacité du cours proposé.

Etape 3 : Activités pédagogiques
La structuration du cours va consister à choisir une approche pédagogique, puis, à l’appliquer lors de la conception d’une séquence.
1. Quelles activités proposées à mes apprenants pour que l’apprentissage soit efficace et agréable à suivre ?
Un module contient plusieurs séquences
Une séquence contient plusieurs séances
Chaque séance correspond à une ou plusieurs activités
Chaque activité propose plusieurs écrans

Voir structure séquence.xlsx en pièce jointe

structure_sequence

        3. Le déroulement de l’activité d’apprentissage doit respecter quelques règles simples et de bon sens :
• mise en situation : contexte significatif et motivant
Un défi à relever, une tâche complexe à résoudre, une narration de recherche à raconter, une étude de cas à réaliser, un document à analyser, un jeu à réaliser, un questionnement,…
• l’apprenant sait où il va, les consignes sont claires
L’apprenant doit prendre conscience des connaissances nouvelles acquises. Cette étape pouvant se faire avec un tuteur, seul ou avec le groupe.

Etape 4 : La charte graphique et la navigation
Chercher l’efficacité et la motivation des élèves en :
• interactivité tous les 3 à 5 écrans
• répétition des contenus sous des formats différents
• les écrans sont clairs, des écrans de synthèse avec les points essentiels
• découpage très clair du cours : grains (une introduction, un vrai contenu, une évaluation de connaissances, une conclusion)
• excitez sa curiosité (accès à des ressources complémentaires (web, biblio, texte sonore, passez du visuel au sonore puis à l’animation, et alternez)

Etape 5 : Evaluation
Prévoir un feed-back avec des contenus enrichissants pour l’apprenant.
Le feed-back vient juste après l’action de l’apprenant.

Surveiller les défauts de mémorisation et de compréhension

Etape 6 : Ma maquette pédagogique

1. Le cadrage/Synopsis ;
Tout ce qui est écrit doit être réalisé dans la phase de développement.
Les questions à se poser :
• Quels sont les objectifs pédagogiques ?
• Quel est le nombre de séquences ?
• Combien de séances par séquence ?
• Production du module en plusieurs langues ?
• Quel est le sujet traité par le module ?
• Quelle est la composition du module ?
• Quels outils de transposition ?
• Quels outils de Rich média ?
• Quels outils auteurs ?
• Quels outils de simulateurs de logiciel ?
• Possibilité d’imprimer ?
Les points à surveiller :
• le ton éditorial
• Le fil rouge
• chronologie de l’histoire
• le découpage en séquences, en séances, en activités
• l’ambiance graphique
• présence de voix off
• les activités proposées
• mode de navigation : imposé, guidé, libre

2. Module d’accueil : objectifs des cours, sommaire, actualités, aide en ligne, mode d’emploi.

3. Story board :
C’est un document de référence qui concrétise la phase de conception du module qui doit respecter les points suivants :
• représentation graphique et textuelle de toute l’information incluse dans chaque écran
• Description du produit final
• écrans dessinés
• navigation décrite
• interactivité détaillée
• illustrations prévues
• animations envisagées
• le contenu ou le lien vers le contenu associé
• noms des fichiers
• scénario détaillé d’animation
• numérotation du module, de la leçon, de la page informations sur les graphiques
• informations sur les fichiers audio
• informations sur les fichiers vidéo

A chaque écran :
• un repérage par rapport au plan du module
• typologie de l’écran
• minutage
• menu actif
• liste des éléments multimédia
• circuit de navigation
• type d’écran : introduction, transition, texte, QCM/évaluation/quiz, menu, évaluation

Un projet de capsule e-learning nécessite malgré tout un travail personnel important au début. L’effort du début est vite récompensé car la participation des élèves est souvent au rendez-vous. Je vous invite à une flânerie sur le site du collège en choisissant « Cours en ligne ». Vous pourrez alors prendre connaissance de quelques exemples de cours en accès libre.

A vous de jouer maintenant. Lancez-vous dans votre première maquette pédagogique Moodle. J’attends vos commentaires et je reste à votre disposition pour vous accompagner si vous le souhaitez.

Mon adresse mail :  levieuxprofesseur.com

Nou artrouv.

Enseigner… aujourd’hui, c’est quoi ?

Aujourd’hui, c’est la pré-rentrée des enseignants. Une nouvelle année scolaire… nouveaux élèves, projets innovants, nouvelles équipes pédagogiques, nouvel emploi du temps… un nouveau challenge à relever.

Mon article ce matin porte sur notre métier d’enseignant. J’ai envie de partager avec vous cette petite réflexion.

Beau métier… peu valorisé dans notre société en perte de repères… souvent critiqué par les médias, les parents, les politiques… autorité perdue… bref, un métier en mutation profonde nécessitant des compétences multiples tant pédagogiques, psychologiques, relationnelles… et bien d’autres horizons encore.

Je vous propose ici un Q-Sort (élaboré en janvier 2007 avec un groupe d’enseignants sous la responsabilité de Anne GAVARET, conseillère pédagogique, cir. 15 A, académie de Paris), que vous pouvez réalisé avec vos enfants, collègues… 

Q-SORT sur « ENSEIGNER »

Le but de ce questionnaire n’est pas de rechercher une bonne réponse mais de vous permettre d’identifier votre attitude ainsi que des autres visiteurs et m’aider à mieux connaître votre représentation mentale de ce sujet d’actualité souvent décrié. Parmi les 20 phrases, je choisis :

  • Les 2 qui me correspondent le plus
  • Les 4 qui me correspondent peu
  • Les 8 pour lesquelles je n’ai pas d’opinion
  • Les 4 qui ne me correspondent pas trop
  • Les 2 qui ne me correspondent pas du tout

Et inscrivez dans chaque case du tableau ci-dessous le numéro de la phrase choisie :

 tableau Qsort

1- ENSEIGNER, c’est imposer ses choix.

2- ENSEIGNER, c’est mettre en œuvre techniques et créativité.

3- ENSEIGNER, c’est savoir intéresser pour être écouté.

4- ENSEIGNER, c’est se remettre en question.

5- ENSEIGNER, c’est tout savoir.

6- ENSEIGNER, c’est catégoriser les élèves.

7- ENSEIGNER, c’est faire preuve d’optimisme.

8- ENSEIGNER, c’est prendre du plaisir à la tâche.

9- ENSEIGNER, c’est être en recherche permanente.

10- ENSEIGNER, c’est construire un ensemble par petites touches.

11- ENSEIGNER, c’est instaurer une ambiance détendue et respectueuse.

12- ENSEIGNER, c’est faire confiance.

13- ENSEIGNER, c’est uniformiser.

14- ENSEIGNER, c’est tracer un chemin personnalisé.

15- ENSEIGNER, c’est se construire humainement et intellectuellement.

16- ENSEIGNER, c’est avancer à l’aveugle.

17- ENSEIGNER, c’est prévoir.

18-ENSEIGNER, c’est émerveiller.

19- ENSEIGNER, c’est trouver chaque jour une idée pour accrocher.

20- ENSEIGNER, c’est se faire respecter.

A vous de faire votre propre opinion. J’attends vos commentaires.

J’essaierai, en fonction des réponses obtenues sur ce forum, d’établir un profil de la représentation de ce métier aujourd’hui.

Nou artrouv.

 

Q-Sort Maths…

Un Q-Sort est un outil permettant d’analyser les représentations d’une personne ou d’un groupe sur un sujet précis à partir de propositions variées et contradictoires.
Cette approche donne l’occasion à un individu d’expliciter sa représentation d’un domaine précis et lui permettre de se situer par rapport à d’autres personnes.
Cela donne aussi la possibilité de faire apparaître les tendances (oppositions et consensus) d’un groupe donné.
L’outil peur être utilisé an début, au cours ou à la fin d’une formation pour mesurer l’évolution d’un groupe.
La passation se passe de manière anonyme individuellement ou collectivement. Le dépouillement des résultats peut s’effectuer directement devant le groupe ou en son absence. Les résultats du Q-sort peuvent être présentés sous la forme d’un tableau comme ci-dessous :

résultat 1 QSort

résultat 2 QSort

résultat 3 QSort

Voici un Q-Sort que je propose chaque année à mes élèves pour obtenir une « image » de leur représentation des mathématiques à un instant t.

Q-sort : les mathématiques, ce sont…

Le but de ce questionnaire n’est pas de rechercher une bonne réponse mais de vous permettre d’identifier votre attitude ainsi que des autres camarades et m’aider à mieux vous connaître et m’adapter à votre situation.

 Parmi les 20 phrases, je choisis :

  • Les 2 qui me correspondent le plus
  • Les 4 qui me correspondent peu
  • Les 8 pour lesquelles je n’ai pas d’opinion
  • Les 4 qui ne me correspondent pas trop
  • Les 2 qui ne me correspondent pas du tout

Et inscrivez dans chaque case du tableau joint le numéro de la phrase choisie

  1. J’aime les mathématiques parce que j’ai des bons résultats
  2. Les mathématiques permettent de comprendre le monde qui nous entoure
  3. C’est une matière trop difficile
  4. Réussir en mathématiques permet d’accéder à des bonnes classes et à des bonnes voies d’études
  5. Les activités réalisées en mathématiques apprennent à réfléchir
  6. Les mathématiques ne servent à rien « dans la vraie vie »
  7. Les activités proposées ne nous motivent pas
  8. Les mathématiques s’apprennent dans les livres, internet,…
  9. Les mathématiques m’intéressent au regard du métier que j’aimerais faire
  10. En mathématiques, il y a trop de notions à apprendre
  11. Ce que j’apprends en mathématiques est passionnant
  12. J’aime apprendre les mathématiques
  13. Les mathématiques sont utiles dans la vie de tous les jours
  14. J’ai trop d’heures de mathématiques dans mon emploi du temps
  15. Je n’aime pas les mathématiques parce que c’est difficile
  16. J’aime ce que l’on fait pendant les cours de mathématiques
  17. Les mathématiques ne vous semblent pas utiles pour la suite de vos études
  18. Je saisis mieux les choses que je ne comprenais pas
  19. Les tâches complexes c’est super.
  20. En mathématiques, j’apprends à m’exprimer

tableau Qsort

Merci pour votre collaboration

Ce Q-Sorts Maths sera effectué avec mes élèves durant les premiers jours de la rentrée scolaire. Vous trouverez dans un prochain article les détails du Q-Sort… Patience.
Vous pouvez bien entendu utiliser ce Q-Sort pour réaliser un test avec vos enfants, vos collègues… J’attends vos commentaires.

Nou artrouv.

Ma classe… Mode d’emploi.

La rentrée approche à grands pas…

cible

Depuis quelques semaines, je prépare ma nouvelle rentrée scolaire. Chaque jour, une ou deux heures par jour, pour reprendre le rythme et être prêt pour une nouvelle année scolaire. Je souhaite ici partager toutes les étapes de ma réflexion sur mon organisation, le mode d’emploi de mes futurs élèves, de l’organisation de mes classes, la progression suivie, mes approches pédagogiques, les projets avec mes élèves,…

Dans toute démarche d’organisation, il est nécessaire d’effectuer d’abord un état des lieux tenant compte des années écoulées, des projets démarrés dans l’établissement l’année dernière, des missions que vous aurez à faire face. Puis, de recenser les actions à consolider, les pistes que vous comptez développer voire expérimenter. Enfin, anticiper sur des évènements possibles et des situations qui peuvent mettre à mal ce programme, votre programme.

Les outils utilisés :

  • cartes mentales (Logiciel Freeplane , logiciel Xmind ; logiciel Inspiration 8)
  • Matrice d’Eishenhower : pour fixer les priorités et définir le calendrier des actions, éliminer les superflus…
  • Loi de Pareto : pour se concentrer sur les quelques causes essentielles qui ont le plus d’impact
  • L’analyse SWOT : pour établir les priorités, à faire des choix, mettre en oeuvre une organisation autour d’une stratégie pour l’exécution d’un plan d’actions, donner les grandes lignes du projet…

swot

Matrice SWOT

Phase 1 : un premier état des lieux… des tags sur un mur

Les premières questions qui viennent à l’esprit lorsqu’on ressent le besoin de réfléchir à sa propre organisation visent la plupart du temps à simplifier les tâches à accomplir, à détecter les erreurs à ne plus commettre, identifier les symptômes et les dysfonctionnements du tout et à trouver le meilleur moyen pour optimiser l’ensemble de nos activités.

Plusieurs mots-clés me viennent à l’esprit comme des tags sur un mur :

COMPETENCES    VALEURS   BULLETIN OFFICIEL   SOCLE COMMUN

ENVIRONNEMENT NUMERIQUE DE  TRAVAIL  HIERARCHIE   COMMUNICATION  OBJECTIFS

TRAVAIL COLLABORATIF  LES PEDAGOGIES   COURS   ELEVES   RELATIONS   PARENTS   PROJETS

ACTIVITES   PROGRESSION     MOODLE   CALENDRIER

Sur une feuille blanche, noter votre intention. Les objectifs recherchés, la ou les stratégies mise en oeuvre pour atteindre ces objectifs, le calendrier et le contenu des actions et des activités que vous allez proposer.

Mon intention

La carte mentale ci-dessous peut aider à mettre en évidence les pistes à améliorer :

Kossassa ?

Phase 2 : une première ébauche de mon organisation

Maintenant, prenez une feuille blanche, dans le sens horizontal de préférable ou votre cahier de cartes mentales et jeter les premiers éléments sans chercher à les censurer. Laissez vagabonder votre cerveau. Cette approche en vrac est nécessaire pour créer les conditions favorables à la réflexion et permettre une mobilisation des neurones.

Utilisez des mots-clés qui déclenchent des réactions en chaîne… des couleurs qui excitent la créativité. Vous savez quels sont les leviers nécessaires pour activer votre motivation et donner un coup de pouce à votre cerveau.

Au centre de ma feuille, un mot qui résume et fixe le cadre de ma réflexion :

Organisation pédagogique

Ce premier mot inscrit dans ce triangle central me renvoie à trois autres champs à explorer :

Administratif

Projets

Mes cours

Cette forme polygonale entraîne et oriente des connexions inattendues de mes neurones à des horizons insoupçonnés et qui m’étonnent…

Début de la carte mentale Ma classe mode d'emploi

Début de ma carte mentale « Ma classe, mode d’emploi » 

Et, tout s’enchaîne… mon cerveau est en état d’ébullition. Le cahier se remplit rapidement. Mon imagination est ma seule limite. Elle déborde, je recadre par rapport à mes objectifs et priorités fixés à la phase 1.

Après quelques heures de travail approfondi, voici les résultats de ma première réflexion sous forme d’une carte mentale personnalisée et réalisée avec le logiciel Xmind  :

Mon organisation pédagogique

Phase 3 : le temps comme allié…

Le temps est une entité vivante dont il faut connaître le fonctionnement pour ne pas le subir mais l’intégrer comme élément essentiel pour faire vivre une société, un groupe… des humains.

Il semble qu’un jour le 34ème président des EtatsUnis aurait déclaré « Ce qui est important est rarement urgent et cet qui est urgent rarement important ». 

La matrice d’Eishenhower est un outil que j’utilise souvent pour classer les tâches à effectuer, fixer les priorités, m’adapter à des divers imprévus, apprécier les urgences, bref à donner du sens à mes choix à un instant t.

Eisenhower

Le tableau est partagé en quatre zones qui donnent des indications sur l’importance et l’urgence des tâches à accomplir :

  • activités importantes et urgentes à exécuter immédiatement et à effectuer soi-même : (TIU)/ici et maintenant
  • activités importantes mais peu urgentes qui peuvent attendre sans conséquence sur le déroulement de l’ensemble : (TIu)/attendre ou à déléguer
  • activités urgentes mais peu importantes à faire soi même ou à déléguer si possible : (TiU)/à exécuter en temps utile
  • activités inutiles sans impact direct sur les objectifs fixés et qu’on peut abandonner : (Tiu)/laisser tomber

Voici le résumé de ma réflexion relative à ma progression pour chaque niveau que j’aurai en charge l’année prochaine.

ma progression

J’ai décomposé l’année scolaire en cinq périodes. La progression spiralée guide le déroulement des activités proposées : chaque période traite ou revoit une notion déjà vue. Les couleurs utilisées pour chaque type d’activité me donnent une vision globale et détaillée de l’organisation que je souhaite mettre en oeuvre et partager avec mes élèves, mes collègues, les parents de mes élèves et ma hiérarchie. Cette carte mentale résume la mise en oeuvre des stratégies d’apprentissage et des outils que j’ai choisi et privilégié pour l’épanouissement tant scolaire que personnel, l’autonomie et l’esprit d’initiative de mes élèves.

Phase 4 : les détails de mon organisation

La cohérence est essentielle dans cette phase.

Ici, je rassemble les activités, les cours, les exercices qui seront réellement proposés à mes élèves en respectant les directives du programme, les axes du socle commun et l’esprit qui a guidé ma réflexion dans la mise en oeuvre de l’organisation de ma nouvelle année scolaire.

Une gestation longue, murie et surtout en cohérence… Je vous livre enfin, sous forme d’une carte mentale, les détails de ma feuille de route d’une classe de troisième relative à la première période ou plutôt je vous la communiquerai si vous laissez un commentaire au bas de cet article.

progression5

progression3

Les cinq premières minutes de la prise en main d’une classe est essentielle et détermine souvent les attitudes et comportements des élèves durant toute une année scolaire.

Voici une carte mentale pour donner un aperçu de ma première séance avec mes élèves…

CHECK-LIST Ma rentrée scola

Phase 5 : état de veille et feed-back

Une feuille de route n’est jamais définitive. Elle est en perpétuelle évolution. En fonction du comportement, des réactions et des résultats de mes élèves, j’adapterai, modifierai les contenus mais j’aurai un cap, un fil rouge pour me cadrer, m’orienter dans les choix à faire. Je ne serai pas pris au dépourvu. Mes élèves sauront où ils vont, pourquoi telle direction a été privilégiée… c’est un contrat qui nous lie.

Cet article m’a pris beaucoup de temps. Cependant, cette trace laissée sur la toile m’oblige à avoir un regard critique, constructif et surtout donner une perspective, une nouvelle vision du métier d’enseignant.

Vos commentaires me donneront, je l’espère, des nouvelles pistes à explorer… Merci pour vos encouragements.

Nou artrouv,

Le vieux professeur

Entre hier et aujourd’hui : problèmes, situation-problème, tâche complexe, narration de recherche…

maths de papa

… mais papa, c’est pour mieux comprendre la théorie des ensembles !

Ce matin, en consultant ma boîte mail levieuxprofesseur@gmail.com, j’ai été intrigué par un message d’un papa un peu déboussolé, perplexe voire perdu… dans quelques jours c’est la rentrée des classes et son fils sera en classe de troisième. Ce père découvre que le programme de mathématiques ou plutôt la formulation des problèmes donnés aujourd’hui a beaucoup changé… il veut rester crédible devant son grand jeune adolescent.

Voici, une partie de son message :

« … mon fils m’a parlé de socle commun. J’ai cherché sur la toile et j’ai obtenu quelques renseignements. Cependant, entre les situations-problèmes, les tâches complexes et une narration de recherche… je ne suis plus tout à fait à la page et pourtant je sens qu’il a besoin d’aide, il y va de ma crédibilité et de sa confiance en moi… il a perdu de vue sa mère… la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Je ne veux pas perdre la face, j’ai encore un espace de dialogue avec mon seul fils. La réussite dans ses études est une priorité pour moi. Je veux l’accompagner… comment faire ?… »

Avant de voir sur un exemple, je vous livre ici sous forme d’une carte mentale une synthèse :

  • Sur les différents types de problèmes :

Problèmes et exercices en mathématiques... Kossassa ?

  • Sur le socle commun :

Auto-Évaluation

Pour plus de détails, vous pouvez poursuivre la lecture…

Je prépare actuellement une capsule pédagogique traitant des racines carrées sur la plate-forme cours en ligne Moodle*. Je vais tenter à travers un exemple de narration de recherche d’apporter quelques éléments de réponse à ce père, à tous les autres parents soucieux de suivre leurs enfants mais aussi par souci de culture générale et par besoin de faciliter le dialogue intergénérationnel.

logo moodleMoodle est une plate-forme e-learning (formation à distance) Open Source, gratuite, modifiable, stable, robuste, existant en plus de 40 langues et largement utilisée dans le milieu éducatif. C’est un projet bénéficiant d’un développement actif et conçu pour favoriser un cadre de formation socio-constructiviste.

L’utilisation de Moodle constitue une véritable classe virtuelle autour de contenus textuels, sonores ou multimedia où les étudiants peuvent trouver des éléments intéressants : prochaines infos, news, autres participants en ligne, forum, glossaire, wiki, devoirs en ligne,…retrouver les contenus de cours abordés en classe, lire des compléments, effectuer des exercices en ligne…

MOODLE est un acronyme pour « Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment ».

« Moodle » est aussi un verbe qui décrit la façon de flâner paresseusement à travers quelque chose, faire des choses quand cela vous sied le mieux, une manière agréable d’agir qui mène souvent à la réflexion et à la créativité. Ce terme s’applique donc à la façon dont Moodle a été développé, tout comme à la manière des étudiants et enseignants d’approcher l’apprentissage et l’enseignement dans un cours en ligne. Toute personne utilisant Moodle est un « moodleur ».

  • Un exemple de narration de recherche…

Les racines carrées… Lorsque j’introduis cette notion qui remonte très loin dans l’histoire de l’humanité, je propose d’abord à mes élèves une petite histoire sous forme d’une narration de recherche.

Ce problème va raviver des souvenirs de votre enfance… à l’époque où la calculatrice était un luxe, les élèves d’autrefois, vous peut-être, apprenaient à extraire manuellement ces fameuses racines carrées.

Enoncé :

On sait facilement calculer le carré d’un nombre. Pour certains problèmes, on a besoin d’effectuer « l’opération inverse » c’est-à-dire, trouver des nombres dont on connaît le carré. Ces nombres sont appelés « racines carrées »

Une petite légende que mes grands parents m’ont raconté et eux mêmes l’ont eu de leurs parents… :

logo racine carrée

« Autrefois, avant l’apparition de l’homme sur Terre, les racines des arbres étaient carrées. Puis, l’Homme apparût…Et les arbres ont pris peur de telle sorte que leurs racines se sont entrelacées pour mieux résister aux abus des humains sur Dame Forêt. Pour arrêter ce massacre et cette guerre entre espèces vivant sur cette belle planète Bleue, on fît appel à des hommes d’un autre genre, des mathématiciens… et les racines des arbres sont redevenues carrées pour le bien-être de tous.

Vous trouverez ci-dessous une méthode manuelle d’extraction d’une racine carrée comme vous le faisiez peut-être :

 Extraire une racine

1. On partage le nombre 2 321 936 dont on cherche la racine carrée par tranches de deux chiffres en partant de la droite. On cherche le plus grand carré inférieur à la première tranche : c’est 1. On le soustrait à la première tranche et on abaisse la suivante. On obtient 132. On note la racine de ce carré : 1.

1 est le premier chiffre trouvé de la racine carrée de 2 321 936.

2. On double cette racine, on obtient 2. On cherche le plus grand nombre x compris entre 0 et 9 et tel que nombre qui s’écrit 2x multiplié par x soit inférieur à 1#32 ( 2x X x <= 132). On a 25 X 5 = 125 ; 26 X 6 = 156 ; 6 ne convient pas car 156 > 132. 5 est donc le nombre recherché. On soustrait 125 à 132 et on abaisse la tranche suivante. On obtient 719. 5 est le deuxième chiffre trouvé de la racine carrée de 2 321 936.

3. On continue en reprenant l’étape 2. On double le début de la racine : 15 X 2 = 309. On cherche x tel que 30x X x <= 719 etc…

On peut continuer tant que le reste est non nul.

A partir de cet exemple, expliquez à un ami ou à votre enfant comment extraire la racine carrée de quelques nombres simples : 2, 3 et 5 par exemple ou d’un nombre de votre choix.

Consignes pour la production écrite attendue :

Racontez sur votre copie les différentes étapes de votre recherche, les idées qui vous passent par la tête, les remarques, les doutes, les questions, les changements d’idées, les aides, les observations que vous avez pu faire et qui vous ont fait changer de méthode ou qui vous ont permis de progresser ou de trouver.

L’important ici n’est pas de trouver « la solution » mais de raconter en détails toutes les pistes pour la trouver ou tenter de la trouver. Ce qui compte le plus c’est vos recherches, vos idées, vos trouvailles, et votre façon de les présenter. Vous pouvez utiliser des dessins, des schémas, des croquis, des tableaux, des découpages, des pliages, des calculs, des logiciels (tableur, géométrie dynamique, carte mentale…) lorsque cela est possible et bien adapté au problème, le dictionnaire, l’internet, bref, tout ce qui peut vous aider à comprendre et à avancer dans vos recherches.

Tout est permis mais vous devez rédiger en français, avec des paragraphes et des phrases simples, courtes et claires, tout ce que vous avez fait même si vous pensez ne pas avoir trouvé de solution (il faudra alors expliquer pourquoi ça ne marche pas). Ne pas négliger l’orthographe !

Ce serait bien si vous pouviez joindre tous vos brouillons numérotés (le mieux est de l’intégrer dans la narration de recherche quitte à coller des parties du bouillon).

Evitez d’utiliser le crayon, la gomme, le « blanco » et pourquoi pas donner des précisions sur la durée et l’organisation de votre travail.

L’évaluation portera essentiellement sur la qualité narrative, votre persévérance, votre ténacité et la richesse de vos recherches.

Demandez à votre enfant d’un niveau troisième de réfléchir à cette situation-problème. Vous aussi, vous pouvez participer. Envoyez moi vos commentaires via ce blog, je m’engage à vous répondre. Se lancer dans une telle recherche est une bonne occasion de revisiter votre mémoire, les plus bons moments de vos années collège et surtout une occasion pour activer vos neurones.

En fouillant dans ma vieille bertelle, j’ai retrouvé quelques productions de mes anciens élèves sur cette narration de recherche. En laissant une trace, un commentaire en bas de cet article, je vous livrerai quelques productions en vous laissant un mot de passe personnel… j’attends vos remarques.

Mais, une narration de recherche c’est quoi ?

Un nouveau type de devoir connu sous le nom de narration de recherche est utilisé dans nos pratiques pédagogiques.

C’est une situation-problème destinée à permettre à l’élève de mettre en route une démarche scientifique c’est-à-dire faire des essais, des tâtonnements expérimentaux, conjecturer, tester, prouver. Ce sont des problèmes ouverts pour apprendre à chercher.

Une narration de recherche est un devoir souvent réalisé par l’élève à la maison. Il a donc le temps qu’il juge nécessaire pour présenter son travail et mobiliser son énergie pour apprendre à résoudre des problèmes.

Le travail consiste à réaliser un exposé écrit, détaillé, à raconter du mieux possible toutes les étapes des stratégies et des activités mise en œuvre lors de la phase de recherche de solution du problème donné.

il était une fois

L’élève raconte son histoire : c’est le contrat entre lui et l’enseignant !

Ses brouillons, ses dessins, ses vérifications des résultats intermédiaires, sa capacité à bien rédiger, à décrire ses erreurs, ses essais, ses tâtonnements, son mode de raisonnement (algébrique, géométrique, cohérence du raisonnement…), son argumentation,… raconter son histoire personnelle à travers ses doutes, ses hésitations… sa sincérité, son style d’écriture,  ses explications sur le comment lui sont venues les idées et éventuellement les aides permettront à l’enseignant d’évaluer plutôt sur l’ingéniosité, la persévérance, la prise d’initiative et d’autonomie et moins sur la solution seulement.

évaluer NR

Le socle commun prend tout son sens avec les compétences transversales : Maîtrise de la langue française (palier 1), utilisation des TICE (palier 4), savoirs, savoir-faire et savoir-être en mathématiques (palier 3) et la prise d’initiative, l’esprit critique et être autonome (palier 7).

La narration de recherche est une activité proposée tout au long de l’année.

Un forum est parfois mis à la disposition permettant à l’élève de confronter ses démarches, ses doutes, ses remarques, sa ou ses solutions avec ses camarades. Le débat, la confrontation d’arguments et l’échange sont privilégiés.

Le travail collectif et collaboratif est encouragé.

Un compte-rendu détaillé précisant les stratégies recensées, les solutions pertinentes  et originales trouvées dans les copies, les bons passages relevés, les démarches intéressantes, les solutions … est effectué avec le groupe par le professeur. C’est une occasion de motiver et de valoriser les différences entre nos élèves !

Je vous livre ici une carte mentale résumant les critères d’évaluation d’une narration de recherche. Si vous souhaitez plus d’informations sur cette carte, n’hésitez pas de laisser un petit commentaire et je vous répondrai personnellement.

Narration de recherche   Critères d'évaluation et barème

Voici une production d’une élève que j’ai retrouvée dans ma bretelle… je l’ai choisi car elle semble traduire l’esprit d’une narration de recherche :

production 1

Encore une autre qui manie correctement l’outil traitement de texte :

production 2

Et, une tâche complexe ?

Voici un énoncé de tâche complexe que je vous demande de traiter et de m’envoyer la réponse via ce blog dans les commentaires ou sur mon mail levieuxprofesseur.com.

Enoncé :         RAVATE PROMO : 3 carreaux pour le prix de 2 !

Pour tout achat d’un carreau de côté 4 cm et d’un carreau de 9 cm, RAVATE offre un carreau de 6 cm !

L’offre est expliquée par le dessin suivant :

promo ravate

  • Autrement dit, quel est le résultat de l’opération 9 ☐ 16 ?
  • Quel carreau offre l’établissement RAVATE pour un carreau de côté 9 cm et un carreau de côté 16 cm ?
  • Un client peut-il prévoir à l’avance le résultat de a ☐ b ?

Consigne :

Toute trace de recherche même si elle est incomplète, toute prise d’initiative, même si elle n’aboutit pas, sera prise en compte dans la notation.

Beaucoup de similitudes avec la narration de recherche.

Alors que la narration de recherche s’effectue le plus souvent en devoir maison, la tâche complexe est plutôt réalisée en classe en présence du professeur.

Une tâche complexe est un exercice dans lequel on n’attend pas que l’élève réponde de façon exacte à une question précise.

On attend plus de pertinence dans sa production.

L’initiative, l’improvisation, l’imagination créatrice, compréhension sont observées et analysées par le professeur.

Une tâche complexe peut être proposée en fin d’une séquence ou chapitre pour mesurer le degré de maîtrise des connaissances.

Une tâche complexe peut aussi être donnée en début d’une séquence ou de chapitre pour mesurer les progrès à venir des élèves.

Dans une tâche complexe :

  • les élèves peuvent utiliser des ressources externes (cahier, manuel, fiche de savoir-faire,…)
  • des documents sans questionnement précis sont donnés permettant de vérifier si l’élève maîtrise deux ou trois items du socle commun. Les supports proposés captent l’attention et motivent l’élève à démarrer sa recherche. Des énoncés clairs qui permettent à chacun de savoir s’il a progressé ou non
  • aucune piste de réponse, aucune indication pour la résolution pour laisser libre cours à leur imagination et leur prise d’initiative. Plusieurs démarches possibles pour résoudre le problème
  • les documents qui servent de support à la tâche complexe doit être en rapport de ce qui a été étudié en classe. L’objectif n’est pas de déstabiliser l’élève mais de conforter une maîtrise de compétences (décrire son cheminement, ses choix,…)
  • des aides ou « coups de pouce » (conseils, de renvoi au cours, une grille, un questionnaire, …) sont prévus à l’avance par le professeur pour aider les élèves en situation de blocage partielle ou totale.
  • nous sommes plutôt dans une démarche d’évaluation formative. Pas de sanction par une mauvaise note : l’élève dispose alors d’une grille de correction pour une auto-évaluation réussie.
  • cette pratique repère les obstacles qui ont stoppés certains élèves, encourage et valide la réussite. La remédiation est en ligne de mire…
  • les autres types d’évaluations ont toujours cours.
  • à la fin de la tâche complexe, un résumé est demandé aux élèves (à l’oral, ou en groupe,…) en synthèse de ce qui vient d’être étudié.

C’est un outil formidable pour décomplexer l’élève face aux mathématiques. A partir de leurs productions, le professeur de français et de mathématiques mettront tout en œuvre pour permettre de développer l’estime de soi, la confiance en soi et développer la prise d’initiative et d’autonomie.

C’est une occasion exceptionnelle pour accompagner ces élèves en situation difficile, les aider à améliorer la maîtrise de la langue, comprendre un énoncé, savoir raconter leur propre histoire de résolution d’un problème donné peut être l’occasion de mieux cerner les difficultés (compréhension, orthographe, grammaire, style d’écriture, prise d’initiative, utilisation optimale des ressources (dictionnaire, internet, logiciels, forum…).

Essayez de résoudre cette tâche complexe… vous pouvez me laisser vos remarques, vos solutions. J’apporterai une attention particulière à chacune des réponses laissées dans la partie commentaire de cet article. Ici, c’est seulement les étapes de votre réflexion que je vais sonder. Si c’était une narration de recherche, j’aurai attendu votre propre histoire de résolution du problème… Etre autonomie, prendre des initiatives sont des objectifs de notre intention d’enseigner aujourd’hui.

Prenez une feuille blanche et lancez-vous. J’attends vos commentaires.

Nou artrouv.

Savoir où l’on va…

L’histoire d’une goutte d’eau…

Un jour, alors que nous discutions sur la motivation et le désir d’apprendre, notre vieux professeur leva ses trois doigts de sa main fragile et nous fit ce sage discours :

« Lorsqu’on a un projet en tête, vous devez appliquer trois conditions :

Quel est mon but ?

Comment l’atteindre ?

Comment saurai-je si je l’ai atteint ? »

Nous étions tous intrigués par cette brusque remarque et voulurent en savoir un peu plus… un élève, au fond de la salle, souvent réservé, lui lança :

« Oui, mais comment faire ? »

Un silence criant régna alors dans la salle…

C’est alors que le vieux professeur, avec sa voix, calme et douce, nous raconta une fable drôle mais pleine de bon sens…

De mémoire, voici l’histoire tel que je l’ai mémorisée…

Il était une fois le Roi Goutte qui décida d’enseigner à ses sujets comment mener une existence meilleure. Il se mit donc à voyager à travers tout son royaume pour répandre la bonne parole. Mais personne ne l’écoutait.

« Pstt…, lui dit son conseiller. Vous devez, avant toute chose, capter leur attention.

Tenez : enduisez-vous de cette potion magique à l’ail, et tout le monde vous remarquera ».

Ce que fit le Roi, Et il répartit enseigner à ses sujets comment se perfectionner. Mais personne ne l’écoutait. Tous s‘éloignaient à la nage… en se pinçant le nez.

« Pstt…, dit le conseiller. Vous devez vous assurer qu’on peut vous entendre.

Tenez : hurlez dans ce porte-voix, alors chacun vous écoutera ».

Ce que fit le Roi. Et il partit de nouveau partager son savoir. Mais, personne ne l’écoutait. Tous s’écartaient à la nage… en se pinçant le nez… et en se bouchant les oreilles.

« Pstt…, dit le conseiller. Le peuple est trop stupide pour comprendre de lui-même quelle sagesse vous lui apportez. Vous devez le forcer à vous écouter pour son propre bien ».

Le Roi rassembla donc tout le monde dans son palais, et expliqua comment devenir meilleur. Mais quand les grandes portes s’ouvrirent, tous se mirent à nager si vite pour sortir qu’en un clin d’œil et sans s’en rendre compte, ils avaient quitté le pays Goutte. Et c’est pourquoi, depuis ce temps-là, on les appelle les Dégouttés.

Un long silence enveloppa la salle…

Et, il termina avec cette phrase « les choses qui attirent les désagréments attirent rarement les gens ».

 

Durant plusieurs mois, nous avions poursuivi la réflexion… et cette histoire nous a beaucoup influencée dans notre vie future.

Les animaux pensent-ils ?… peut-être… nous les humains, normalement. Nous avons cette capacité de penser, d’analyser et d’anticiper des évènements.

Pour mener à bien une action, il faut se fixer un but, avoir des objectifs clairs, précis… savoir où l’on va est important.

Sans objectif, nous avançons à l’aveuglette… un peu comme un bateau sans gouvernail ou un ivrogne ne sachant pas où il met ses pieds.

Voici un petit problème que j’ai envie de partager avec vous. Lorsque vous pensez avoir trouver la solution, Merci de me l’envoyer sur levieuxprofesseur@gmail.com.

cibles

Avez-vous la même chance de toucher le centre de chaque cible ?